Météo : La pollution à l’ozone s’aggrave sous l’effet de la vague de chaleur

Effet secondaire classique des épisodes de chaleur, la concentration d’ozone dans l’air est en nette augmentation sur une grande partie de la France, selon le bulletin officiel Prev’Air publié vendredi, qui prévoit une poursuite de cette pollution ces prochains jours. « Sous l’effet de la vague de chaleur que connaît actuellement la métropole, les concentrations d’ozone sont en nette augmentation depuis deux jours. Ces concentrations devraient rester élevées encore aujourd’hui (vendredi) et dans les jours à venir », indique la plate-forme Prev’Air, gérée par l’Ineris.

Des dépassements du seuil d’information et de recommandation pour l’ozone (180 µg/m3 en moyenne horaire) sont prévus en Ile-de-France, Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Normandie et Occitanie. Ces seuils pourraient également être dépassés dans le Grand-Est, le Centre Val-de-Loire, les Pays-de-la-Loire, la Bretagne, la Nouvelle-Aquitaine, les Hauts-de-France, l’Auvergne-Rhône-Alpes et la Bourgogne-Franche-Comté. « Après des concentrations maximales prévues pour ce samedi 18 juin, la situation devrait évoluer positivement à partir du dimanche 19 juin, même si des dépassements locaux ne seront pas à exclure en Ile-de-France, Provence-Alpes-Côte-d’Azur ou Auvergne-Rhône-Alpes », précise le bulletin.

Un gaz irritant pour les voies respiratoires

Outre la mise en place d’une circulation différenciée sur Paris, Ile-de-France Mobilités va parallèlement proposer, à partir de samedi et jusqu’à la fin de l’épisode de pollution, un « forfait antipollution » permettant d’emprunter la quasi-totalité des transports publics de la région pour 3,80 euros. Le covoiturage sera gratuit pour tous les Franciliens sans conditions de ressources, jusqu’à deux trajets par jour, pour les trajets de moins de 30 km.

L’ozone est un polluant dit « secondaire » car il n’est pas directement rejeté par une activité. Il est issu de réactions chimiques, sous l’effet du soleil, impliquant des polluants présents dans l’air, comme les oxydes d’azote, émis principalement par le trafic routier, et les composés organiques volatils (hydrocarbures, solvants…) rejetés par l’industrie. C’est un gaz irritant qui pénètre facilement jusqu’aux voies respiratoires les plus fines. Il pose surtout un problème en été, en période de fort ensoleillement, s’il n’y a pas de vent pour le disperser.