Mercato OM: «Une ou deux recrues», les Anglais fous, Benedetto… Comment Villas-Boas envisage le mercato?

André Villas-Boas a conscience que son club doit se serrer la ceinture. — G. Julien / AFP

  • André Villas-Boas a brièvement évoqué le mercato olympien à l’issue de la défaite de son équipe face à Naples (0-1), lors du dernier match de préparation de l’OM.
  • Il espère « une ou deux recrues » et attend avec impatience la fin du mercato anglais, qui peut encore tout chambouler.

Savait-il dans quelle galère il s’était embarqué ? Quand André Villas-Boas a signé à Marseille, il n’était apparemment pas au courant des difficultés financières de son club, forcé de se serrer la ceinture en raison du fair-play financier. Le coach portugais a désormais bien compris la politique d’austérité dans laquelle l’OM est plongé. A l’issue de la défaite de son équipe face à Naples (0-1) ce dimanche, il a rappelé une vérité douloureuse pour les supporters : « Le mercato ? Mais nous n’avons pas d’argent ! »

Il s’est ensuite marré, a précisé sa pensée… Rappelant que non, ce n’est pas une blague : l’OM galère autant qu’un étudiant Erasmus envoyé en Norvège avec les 150 euros mensuels du Crous. « C’est la vérité, nous sommes un peu en difficulté. Le fair-play financier nous met en difficulté. On ne peut pas faire de grandes choses : une ou deux (recrues), peut-être ? »

L’urgence numéro 1 : recruter un latéral gauche

Voilà comment André Villas-Boas envisage la suite du mercato, dans le sens des arrivées. L’urgence du recrutement d’un latéral gauche s’est encore fait sentir ce dimanche avec un Jordan Amavi en plein naufrage (et au bord du carton rouge) face à Naples. Mais il faudra bricoler, y compris au poste d’avant-centre, où l’OM va pourtant accueillir un renfort ce lundi : Dario Benedetto va passer sa visite médicale à la Commanderie à la première heure.

L’Argentin était au Vélodrome ce dimanche, a même passé une tête dans le vestiaire (avec Luiz Gustavo, blessé) et « AVB » espère pouvoir l’aligner « contre Nantes, quelque chose comme ça ». Dès la deuxième journée, donc, ce qui serait une belle victoire, l’attaquant argentin étant blessé au mollet.

Bricolages obligatoires pour AVB

Mais en attendant que Benedetto se refasse une santé, Villas-Boas devra soit compter sur un Valère Germain encore transparent face à Naples, soit sur un Dimitri Payet aligné en faux neuf. Plus convaincant déjà : le milieu de terrain a beaucoup proposé face à Naples, même s’il n’a pas réussi à être décisif.

« C’est une possibilité pour nous, il avait déjà bien joué contre DC United (victoire 8-1) à ce poste d’attaquant », souligne Villas-Boas. Le coach portugais a rappelé, une fois encore, que les jeunes à peine sortis du centre de formation auront leur chance cette année : « Le plus important, c’est qu’un joueur comme (Florian) Chabrolle a fait un match incroyable, avec agressivité, autorité. Et Isaac (Lihadji) a montré sa puissance, sa vélocité et sa capacité de dribble ». Le milieu francilien et l’attaquant comorien pourront jouer plus que les utilités dans un OM un peu dépeuplé.

Les Anglais peuvent tout changer

« Les jeunes vont être importants cette saison car on a un groupe un peu plus réduit que d’habitude », pointe Morgan Sanson… Il pourrait, précisément, se faire la malle avant la fin du mercato. Le Napoli serait intéressant et des clubs anglais ne sont jamais loin de ce genre de joueur… « Tu en es où ? » lui a-t-on demandé. « A Marseille… J’suis devant vous, non ! » Et demain ? « Demain aussi. » Mais Sanson a conscience que la décision ne lui appartient pas, même s’il se dit « bien à Marseille » et répond à ce genre de question avec un grand sourire.

Comme l’a rappelé Villas-Boas, « il faut attendre la fin du mercato anglais car un seul pays peut changer tout le mercato. Les clubs anglais ont de telles capacités financières qu’ils peuvent acheter partout ! Donc on attend, on doit envisager une cession (vente)… Mais j’espère que personne ne sortira de mon effectif ! »

Pas sûr qu’il soit entendu sur ce point-là : les comptes de l’OM étant ce qu’ils sont, si un riche acheteur se présente, n’importe quel joueur peut se retrouver sur le marché, qu’il soit cadre ou minot. Une situation que Steve Mandanda connaît bien : le gardien a vécu plus de vingt mercatos à la Commanderie et certains étaient bien plus bordéliques que celui-ci.

Mandanda expert ès langue de bois

Le gardien a eu le temps, donc, de polir une parfaite langue de bois quand des journalistes l’interrogent sur ce thème-là. Question simple : l’OM, qui a encaissé dix buts en sept matchs de préparation, ne devrait pas d’urgence se renforcer en défense ? Ne l’espère-t-il pas en tant que gardien de but ? « On a pris des buts, mais on en a mis aussi. Je pense que notre direction sait exactement ce qu’ils veulent faire, ce qu’ils vont faire aussi ». OK, Steve. Mais quoi qu’en disent les dictons populaires, vouloir et pouvoir sont encore deux verbes différents…

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