Max Alexander, 10 ans, fait sensation à la Fashion Week de Paris.
À 10 ans, Max Alexander a présenté une collection d’une dizaine de silhouettes au palais Garnier, en pleine Fashion Week de Paris. En novembre 2023, à 7 ans et 266 jours, il orchestre un show de A à Z pendant la Fashion Week de Denver, devenant « la plus jeune personne à avoir conçu un défilé de mode ».
Un maximum de talent. À 10 ans, la plupart des enfants rechignent à se lever le matin pour aller à l’école, ne pensent qu’à leurs amis, et essaient par tous les moyens de négocier du temps d’écran. À 10 ans, Max Alexander participe aux galas de mode les plus prestigieux de la planète, pose avec des mannequins, et peut surtout se vanter d’avoir le statut de créateur de mode. Oui, vous avez bien lu. À 10 ans, ce jeune garçon a présenté une collection d’une dizaine de silhouettes au palais Garnier, lors de la Fashion Week de Paris.
Derrière la dernière silhouette du défilé, une robe d’un orange vif réalisée à partir d’un parachute militaire, surgit un enfant de petite taille, bouquet de fleurs à la main. Ce n’est pas la première fois qu’un enfant apparaît à la fin d’un défilé sous les applaudissements des invités – Hudson Kroenig a longtemps bénéficié de ce privilège aux côtés de Karl Lagerfeld. Cependant, cette fois, il s’agit de celui qui a conçu l’intégralité de cette collection, mêlant régression, élégance et engagement environnemental. Rien que cela.
Il lance sa marque de mode à 5 ans. Né en 2016 à Los Angeles, Max Alexander a été plongé très tôt dans le monde artistique. Sa mère est une artiste spécialisée dans le carton recyclé, et lui-même a fait ses premiers pas dans une école maternelle (oui, c’est arrivé assez tôt) consacrée aux arts. C’est là qu’il commence à s’inspirer de Vincent Van Gogh, Yayoi Kusama, Frida Kahlo et Alexander Calder (précisons qu’il n’y a rien de mal à aimer **Paw Patrol** à 3 ans), comme indiqué sur son site officiel.
En 2020, à 4 ans, le jeune garçon dit à ses parents qu’il souhaite devenir couturier. Il lance immédiatement sa propre marque, Couture to the Max. En novembre 2023, à 7 ans et 266 jours (à cet âge, cela compte), il organise un show de A à Z durant la Fashion Week de Denver. Une performance qui le propulse directement dans **le Guinness World Records**, devenant – pendant que d’autres enfants se chamaillent encore pour des chewing-gums – « la plus jeune personne à avoir conçu un défilé de mode ». Pas mal.
Avec plus de 6 millions d’abonnés sur Instagram. En conséquence, Max Alexander met son talent au service de clients renommés, dont Sharon Stone, comme le souligne Vogue France. Sa popularité grandit de mois en mois, atteignant plus de 6 millions d’abonnés sur Instagram et plus de 3 millions sur TikTok. Ces deux comptes sont (évidemment) gérés par sa mère, le jeune prodige n’étant pas encore en âge de s’adonner à une telle activité (il crée, coud, et organise des défilés, il ne faut pas pousser).
Et si certains émettent des doutes quant à la précocité créative du jeune garçon (« ce n’est pas sa place », « il y a sûrement un parent derrière qui l’exploite », peut-on lire sur X), la majorité des commentaires le félicitent et l’encouragent à continuer. « Quelle créativité », se réjouit l’un de ses abonnés Instagram. « Eh bien… mon fils sait faire du café », plaisante un autre. Avant de continuer : « Sérieusement, j’adore voir Max grandir. C’est un être humain extraordinaire ! ». Des réactions positives face à l’imagination que le jeune prodige met dans ses créations, en phase – bien que très précoce – avec son âge.
À 10 ans, et déjà engagé. Aussi fantaisistes et chics que soient ses collections, Max Alexander n’oublie pas de s’engager pour l’environnement. À seulement 10 ans, sans doute influencé par sa mère artiste, le jeune créateur conçoit des looks réalisés à partir de matériaux recyclés et/ou éco-responsables. À Paris, il a notamment présenté une robe faite de mousseline de soie invendue, un ensemble composé de restes de tissu récupérés à Madrid, ou encore un sari upcyclé. Une mode durable qui n’est pas encore disponible sur son site, mais qui pourrait devenir sa marque de fabrique à l’avenir. L’avenir le dira.

