Marseille : Un site d’Orange ferme après des tirs de narcotrafic
Un site d’Orange situé dans le quartier de Saint-Mauront va de nouveau fermer ce jeudi après la découverte lundi de plusieurs impacts de balles. En début de semaine, quatre impacts de balles avaient été retrouvés sur la façade du site où travaille en temps normal un millier de salariés de l’opérateur.
À Marseille, l’insécurité a de nouveau des effets négatifs pour Orange. Un de ses sites, situé dans le quartier sensible de Saint-Mauront, qui avait déjà fermé fin novembre pendant une quinzaine de jours, va à nouveau fermer ce jeudi suite à la découverte lundi de plusieurs impacts de balles.
« Dans le cadre de l’enquête initiée lundi, des premiers éléments sur cet incident ont été portés à notre connaissance hier soir (mardi) », a indiqué Orange mercredi soir. « Pas de conclusion à ce stade » concernant l’enquête sur ces nouveaux faits, a précisé la préfecture de police.
**Télétravail ou travail sur un autre site**
« La sécurité des collaborateurs étant notre priorité absolue et guidant nos décisions, la direction a par conséquent pris les mesures suivantes : à partir de demain (ce jeudi) et le temps de l’enquête, les collaborateurs doivent travailler sur un autre site du département ou se mettre en télétravail », a déclaré un porte-parole de l’entreprise.
En début de semaine, quatre impacts de balles avaient été découverts sur la façade du site de Saint-Mauront, où travaillent habituellement un millier de salariés de l’opérateur. Cet incident avait provoqué une vive émotion parmi les salariés revenus à Saint-Mauront.
**Présence de plusieurs points de deal**
Le 27 novembre, l’entreprise avait dû procéder à une première fermeture en raison d’une « montée des tensions » dans le quartier, forçant ses salariés à télétravailler. Les syndicats avaient signalé des « bagarres » et une emprise du « narcotrafic » avec la présence de plusieurs points de deal à proximité du site.
Lundi, après la détection des impacts de balles, la préfète de police déléguée Corinne Simon s’est rendue sur les lieux, où des agents effectuaient les premières constatations et une expertise balistique. La préfecture de police avait alors déclaré que « la date des tirs (n’était) pas connue même si tout (laissait) à penser que ces faits (s’étaient) produits en dehors des heures ouvrables ». La préfète avait aussi annoncé qu’elle avait décidé de « renforcer la présence policière en augmentant rondes et patrouilles » ainsi qu’« une garde statique aux heures d’entrée et de sortie du site ».
« Lors d’une réunion à 14 heures, le directeur opérationnel Grand Sud, Nicolas Drouillet, nous a annoncé que le site serait fermé demain (ce jeudi) et resterait fermé le temps de l’enquête, sans indication de durée », a rapporté Laurent Bedrossian de la CFE-CGC Orange. Il a ajouté que « la CFE-CGC exige désormais deux choses : l’organisation de la fermeture définitive et l’officialisation du déménagement ».

