Marseille: «Un disque de platine c’est comme un ballon d’or», Naps sort son troisième album

Le rappeur Naps a sorti son troisième album «On est fait pour ça». — Fifou

  • Le rappeur Marseillais Naps a sorti son troisième album, le double disque On est fait pour ça, vendredi dernier.
  • Au bout de trois jours, plus de 7.500 exemplaires s’étaient déjà écoulés.
  • Il espère atteindre le disque de platine avec ce troisième opus.

Naps revient en force. Le rappeurmarseillais Naps a sorti son troisième album On est fait pour ça vendredi dernier, avec de jolis featuring avec Rohff, Fianso ou Lacrim. Après trois jours de vente, il avait déjà écoulé plus de 7.500 exemplaires, en physique comme en streaming. Malgré un an d’absence, il peut espérer faire aussi bien que ses deux premiers albums.

Ton premier album Pochon Bleu a fait double disque de platine, le second A l’instinct a fait disque de platine, qu’espères-tu pour ce troisième opus, On est fait pour ça ?

Le second album A l’instinct est tout proche d’atteindre aussi le double disque de platine. Donc j’espère qu’avec On est fait pour ça, on atteindra au moins le disque de platine.

Justement, quelle est la recette pour atteindre de tels scores ?

Franchement, c’est beaucoup de travail, beaucoup d’acharnement et de patience. Le principal, c’est de faire les choses à l’instinct tout en restant soi-même. J’ai dû attendre 13 ans avant de percer dans le rap et le succès arrive d’un coup. Surtout, il ne faut pas faire ça pour l’argent mais par passion et avec l’envie de réussir. Et à la fin, un disque de platine c’est comme un Ballon d’or.

Tu sors un album par an, cette fois un double album, est-ce qu’il faut être superproductif pour réussir dans le rap aujourd’hui ?

C’est vrai que je suis dans le délire de la productivité mais en vrai j’enregistre à l’instinct. Je ne me repose pas sur mes acquis. Ça nécessite beaucoup de travail, mais quand tu enregistres beaucoup, tu évolues plus vite. C’est une valeur sûre pour évoluer plus vite. C’est comme pour les jongles au foot. Au début tu ne sais pas en faire, puis à force de t’entraîner, tu en fais trois, puis dix puis cent.

Tu fais beaucoup de comparaisons avec le foot, c’est ton autre passion ?

Comme tous les Marseillais, je suis fan de foot. Le foot, comme la musique, c’est un rêve de gosse. Quand tu es gosse tu veux devenir rappeur ou chanteur, tu pars de rien et tu peux devenir quelqu’un. C’est un peu comme dans le journalisme (rires).

C’est la première fois que tu coproduis l’un de tes albums, qu’est ce que ça change ?

C’est une étape en plus, une suite assez logique. Beaucoup de rappeurs se mettent à produire leurs propres albums, à monter leur label. Au début, on reste sur le côté artistique et au fur et à mesure on découvre la production et ça donne envie, on s’intègre encore plus au projet. Il y a une envie de plus de liberté, mais aussi de devenir son propre patron et de monter son entreprise.

Sur cet album tu fais pas mal de feats avec des rappeurs parisiens, dont Rohff. Et la rivalité entre Paris et Marseille dans tout ça ?

Le son avec Rohff devait sortir sur l’album précédent mais on a eu des soucis contractuels. C’est un honneur d’avoir fait un son avec Rohff, pour moi c’est vraiment le meilleur rappeur. La rivalité, c’est plus dans le foot. Au final qu’on ait grandi à Marseille ou à Paris, on est des jeunes de quartiers on a vécu les mêmes choses. Et aujourd’hui tu y es rapidement en TGV. On a beaucoup plus de similitudes que de différences.

Tes sons sont assez entraînants, ensoleillés, dansants, est ce que c’est la nouvelle mode dans le rap français ou c’est spécifique à Marseille et son soleil ?

Marseille c’est ça, le soleil, la bonne ambiance, le partage. Regarde, mon pote de Paris doit repartir depuis trois jours et il est toujours là en train de fumer la chicha au soleil. Après je m’enrichis aussi beaucoup de mes voyages grâce à la musique. De voir différentes mentalités, différents modes de vie. Avant la musique, je n’étais allé qu’en Algérie, aujourd’hui je voyage beaucoup, et je fume beaucoup (rires, après un toussotement). J’ai appris beaucoup en regardant autour de moi.

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