Marseille: «Remettre Marseille là où elle devrait être», les soirées hip-hop de PNRM comme nouveau souffle

Une programmation pointue en hip-hop est au programme des soirées PNRM chaque samedi. — Jean-Baptiste Falzon

  • Les soirées PNRM mettent en avant une programmation pointue en matière de hip-hop les samedis soir au Baou, nouveau lieu festif des quartiers Nord à Marseille.
  • L’objectif est de revenir à des soirées hip-hop avec un bon esprit et où la danse est reine.
  • Les organisateurs veulent aussi d’offrir un vrai lieu festif en matière de hip-hop à Marseille.

Hip-hop à fond et vue sur la rade de Marseille depuis les quartiers Nord. Ce n’est pas le tournage d’un clip de rap, mais une soirée PRNM, pour Panorama, au Baou, un nouveau lieu culturel perché dans les quartiers Nord au sein du MIF 68, un centre de textile sorti de terre l’année dernière.

Depuis le début de l’été, le collectif Twerkistan squatte le lieu chaque samedi soir et propose des soirées hip-hop à l’ancienne, avec les codes qui font la réussite des soirées d’aujourd’hui. « L’objectif est de proposer des soirées dans un cadre magnifique avec une identité hip-hop marquée dans un esprit chill. Une sorte de mélange entre les cultures urbaines et lifestyles », détaille Wahid Baloutch, l’un des fondateurs du Twerkistan.

Du « chill », avec la possibilité de se restaurer et de siroter un verre en admirant le paysage, mais surtout un état d’esprit. « On rassemble des gens qui aiment faire la fête sans que ce ne soit trop codé. On est loin de l’esprit m’as-tu vu », prévient Wahid.

Détente ou danse avec vue, tout est possible au Baou. Détente ou danse avec vue, tout est possible au Baou. – Jean-Baptiste Falzon

Remettre la musique au centre de la soirée

L’autre force des soirées PNRM réside dans la programmation. Alkapote, Cut Killer, The Alchemist ce samedi, Cut Killer et Joey Starr la semaine prochaine et Caballero & Jeanjass en septembre. « J’essaye de proposer un spectre le plus proche de la réalité de ce que sont les musiques urbaines aujourd’hui », avance DJ Faze, bien introduit dans le milieu du hip-hop marseillais, comme parisien.

« L’objectif est clairement de remettre la musique au centre de la soirée. L’électro s’est beaucoup développé ces dernières années, mais les gens reviennent vers le hip-hop parce qu’il y a une chorégraphie, des paroles, auxquelles le public peut s’identifier. Avec des découvertes et des confirmations. Et ça plaît, d’ailleurs depuis le début de la saison on a un public plus féminin que masculin », détaille DJ Faze.

Détente ou danse avec vue, tout est possible au Baou. Détente ou danse avec vue, tout est possible au Baou. – Jean-Baptiste Falzon

Et Marseille là où elle doit être

L’objectif est aussi de replacer Marseille sur la carte de France du hip-hop. « J’ai envie que des gens de Montpellier ou de Nice viennent parce qu’on est les seuls à proposer ce genre de programmation. Remettre Marseille là où elle doit être en fait. On veut réunir les gens autour de ça, on ne veut pas de puristes, ceux qui trouvaient que c’était mieux avant, ni de pouristes, ceux qui trouvent qu’avant c’était nul », ajoute le DJ, qui est aussi producteur.

L’équipe de jeunes passionnés qui l’entourent, composés de DJ talentueux, et pour qui il fait la transition avec les anciens, « je suis le plus jeune des vieux et le plus vieux des jeunes », rappelle DJ Faze, n’y sont pas pour rien dans la réussite des soirées qui attirent de plus en plus de monde, après un bon mois d’existence.

Preuve de la bonne ambiance qui y règne, et de la qualité proposée, le rappeur de la Fonky Family, Sat l’Artificier, a poussé la chansonnette avec Cut Killer au platine, alors qu’il était simplement venu boire un verre par curiosité.

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