France

Marseille : La marque JOTT, célèbre pour ses doudounes, en redressement judiciaire.

La marque de prêt-à-porter JOTT a été placée en redressement judiciaire par le tribunal des activités économiques de Marseille jeudi. L’entreprise, fondée à Marseille en 2010, emploie actuellement 183 salariés et affiche un chiffre d’affaires de 24 millions d’euros.


La marque de prêt-à-porter JOTT, reconnue pour ses doudounes légères et colorées, a été placée en redressement judiciaire par le tribunal des activités économiques de Marseille. Cette décision, prise jeudi, a été motivée par la constatation de l’état de cessation de paiements de la société SAS JOTT, comme l’a révélé le journal *La Provence*. Fondée à Marseille en 2010, l’entreprise emploie actuellement 183 salariés.

Le jugement ouvre une période d’observation provisoire de six mois, durant laquelle la situation financière de l’entreprise sera examinée. Une audience intermédiaire est programmée le 5 février pour évaluer, « au vu de son rapport, si les capacités financières sont suffisantes et lui permettent d’assurer le financement de son activité », et décider soit de la poursuite de l’observation, soit d’une potentielle conversion en liquidation judiciaire. Les salaires du mois de novembre ont été réglés, selon les documents présentés au tribunal.

### La fin d’une success-story marseillaise ?

JOTT enregistre un chiffre d’affaires de 24 millions d’euros, mais évolue dans un secteur en grande difficulté. Le syndicat régional « Mode in Sud » a désigné cette procédure comme « lourde de sens pour notre écosystème mode dans le Sud », en rappelant que « JOTT n’est pas seulement une entreprise locale, mais une success-story marseillaise », selon son président Jocelyn Meire.

Ce dernier souligne que la situation de JOTT illustre « la fragilisation d’une marque française structurante face à des défis économiques réels », en précisant la pression réglementaire et concurrentielle exercée par « un géant global de l’e-commerce comme Shein ». Plus généralement, le prêt-à-porter français traverse une crise profonde, accentuée par l’essor de la seconde main et de la mode ultra-éphémère asiatique, comme l’a récemment montré la restructuration du groupe IKKS.