France

Marseille : Hassen Hammou, ex-chef des Écologistes, condamné pour usurpation d’identité

Hassen Hammou a été condamné jeudi à deux mois de prison avec sursis, 750 euros d’amende et trois années d’inéligibilité pour avoir usurpé l’identité du militant engagé dans la lutte contre le narcotrafic Amine Kessaci sur un réseau social. Les Écologistes ont exprimé leur profond dégoût à l’idée qu’une instrumentalisation puisse être faite des drames ayant touché la famille Kessaci, a déploré le parti jeudi sur X.


La justice a statué. Hassen Hammou, ancien membre des Écologistes à Marseille, a été condamné jeudi à deux mois de prison avec sursis, 750 euros d’amende et trois années d’inéligibilité pour avoir usurpé l’identité du militant luttant contre le narcotrafic, Amine Kessaci, sur un réseau social.

L’homme politique avait été placé en garde à vue la veille et a comparu dans le cadre d’une procédure de reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) « pour des faits d’usurpation d’identité numérique au préjudice d’Amine Kessaci », qui avait déposé plainte, a précisé le parquet.

Les faits se sont produits à la fin novembre, lorsque Amine Kessaci venait de perdre son petit frère Mehdi, assassiné dans ce qui pourrait être un « crime d’avertissement » en pleine journée à Marseille.

Selon une source proche du dossier, Hassen Hammou a utilisé le compte Snapchat d’une connaissance en modifiant l’identité de ce compte pour le faire passer pour celui d’Amine Kessaci, également membre des Écologistes, accompagné d’une photo de ce dernier. Il a ensuite échangé avec son propre directeur de campagne pour vérifier sa loyauté, alors que le militant avait des problèmes avec son parti et la justice.

Par ailleurs, Hassen Hammou a reçu une peine de 15 mois de prison avec sursis pour corruption de mineur à mi-décembre suite à des échanges avec un adolescent de 16 ans, visant à « commettre un acte de nature sexuelle ». Cette affaire lui a coûté son poste de chef de file des écologistes au sein d’une coalition de gauche pour les municipales à Marseille.

« Les Écologistes font part de leur profond dégoût à l’idée qu’une instrumentalisation puisse être faite des drames ayant touché la famille Kessaci », a déclaré le parti jeudi sur X, réagissant à l’affaire Snapchat, révélée par le quotidien *La Provence*. Les deux hommes partageaient un parcours similaire au sein du même camp politique : tous deux originaires des quartiers Nord, ils ont chacun fondé leur propre association pour lutter contre les trafics de drogue. Contacté par l’AFP, Amine Kessaci n’a pas souhaité faire de commentaires.