Manque d’œufs : Pas de pénurie en France, explications des producteurs et distributeurs.
Un message de l’Intermarché Express d’Ivry-sur-Seine indiquait « Rupture temporaire » dimanche, tandis que des rayons d’œufs étaient vides. La hausse des ventes est de 6 % par rapport à 2024 et il n’est pas question de parler de pénurie.

Dimanche, un message affiché à l’Intermarché Express d’Ivry-sur-Seine annonçait une « rupture temporaire ». En dessous, des rayons d’œufs étaient vides. Dans un Monoprix du centre de Paris, les étalages étaient également clairsemés, comme si les œufs étaient partis en congé après les fêtes.
Malgré tout, les distributeurs et le secteur souhaitent rassurer : il n’y a pas de pénurie. La demande a été forte ces derniers mois. Que ce soit pour le petit-déjeuner, dans les galettes ou sur les réseaux sociaux, l’œuf est très apprécié. Depuis plusieurs mois, l’interprofession des œufs, le CNPO, met en garde contre les tensions d’approvisionnement, en raison de l’augmentation de la demande pour cette protéine, reconnue pour son faible coût et ses qualités nutritionnelles.
Des œufs en souffrance
« En ce début 2026, la tension s’est intensifiée avec la combinaison de la traditionnelle augmentation de l’utilisation des œufs pendant les fêtes et des galettes, ainsi qu’un épisode neigeux imprévu qui a temporairement stoppé les approvisionnements des rayons », a déclaré le CNPO dans un communiqué lundi.
Le phénomène observé dans « toutes les enseignes » ces derniers jours résulte des « difficultés logistiques causées par la neige d’abord, suivie de la tempête touchant tout le Nord-Ouest », a ajouté la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), l’organisation représentant la grande distribution.
Toutefois, il n’y a pas de raisons de s’inquiéter : les ventes ont augmenté de 6 % par rapport à 2024, et il n’est pas question de parler de pénurie. Face à la panique, les consommateurs pourraient vider les rayons encore plus rapidement. Pour sa part, la filière des œufs a pris des mesures pour répondre à la demande croissante, notamment en allongeant la durée de vie des poules pondeuses. Elle plaide également pour un assouplissement des réglementations afin de faciliter la construction de nouveaux poulaillers, avec un objectif de 300 nouveaux bâtiments d’ici à 2030.

