Manche : Emmanuel Macron à l’hôpital de Cherbourg, au chevet des urgences qui craquent

Le chef de l’Etat est de retour sur le terrain. A moins de 15 jours du premier tour des élections législatives, Emmanuel Macron est attendu à l’hôpital de Cherbourg (Manche), ce mardi, en fin d’après-midi. Depuis des semaines, les cris d’alarme viennent de partout en France : les urgences craquent.

Le président de la République sera accompagné de sa ministre de la Santé, Brigitte Bourguignon, pour « un déplacement consacré à l’accès aux soins urgents et non programmés ». Ils doivent rencontrer plusieurs professionnels de santé normands (urgentistes, infirmiers, médecins généralistes, direction de l’hôpital et de l’Agence régionale de santé, l’ARS).

Un système de régulation téléphonique mis en place

Les professionnels de santé appréhendent avec beaucoup d’angoisse l’arrivée de l’été. Selon l’association Samu-Urgences de France (SUdF), 120 hôpitaux feraient face à de « graves difficultés » pour faire fonctionner leurs services d’urgences.

Et le centre hospitalier du Cotentin n’est pas épargné par la crise. Début janvier, l’établissement a mis en place un système de régulation téléphonique pour les urgences en soirée et la nuit : il faut désormais appeler avant d’obtenir le droit de venir aux urgences. Un système, qui, depuis ce lundi, est désormais en service dès 15 heures chaque jour et jusqu’à 8h30 le lendemain matin. C’est le Samu qui assure la régulation du service et l’orientation des patients. Ce mode de fonctionnement est encouragé depuis de nombreux mois par l’ARS de Normandie pour faire face aux tensions.

La santé fait partie des trois « urgences » auxquelles le gouvernement doit s’atteler

Dans le Cotentin, touché comme d’autres régions par la désertification médicale, « le service des urgences de Valognes (à 20 kilomètres de Cherbourg) a été fermé il a quelques années », rappelle France 3 Normandie. Il a été remplacé par un centre de soins non programmés qui, lui-même, a connu à plusieurs reprises des difficultés de fonctionnement.

La santé fait partie des trois « urgences » auxquelles le gouvernement doit s’atteler, au côté du climat et du pouvoir d’achat, avait indiqué vendredi la Première ministre Elisabeth Borne, à l’issue d’une réunion à Matignon avec son gouvernement.

Face à la pénurie de personnels dans les hôpitaux, elle a assuré avoir demandé aux « ministres concernés » de lui « faire des propositions très rapidement pour prendre des mesures efficaces pour l’été ».