Madagascar : De nouvelles arrestations après une tentative de coup d’Etat

La situation politique est très tendue à Madagascar. De nouveaux suspects, dont des généraux, des militaires et des policiers y ont été arrêtés à la suite du projet déjoué d’ assassinat du président Andry Rajoelina, a annoncé dimanche la procureure générale Berthine Razafiarivony.

« Sur le projet d’assassinat du Président de la République, à ce jour, 21 personnes ont été arrêtées » et font l’objet d’une enquête, a indiqué la procureure. Parmi elles, « 14 ont été placées en garde à vue ».

Cinq généraux arrêtés

Douze de ces personnes arrêtées « sont des militaires et gendarmes en activité dont cinq généraux, deux capitaines et cinq sous-officiers », a précisé la procureure. « Il y a aussi quatre gendarmes et militaires retraités nationaux et étrangers et cinq autres civils », a-t-elle ajouté. Six personnes, dont deux Français, avaient été initialement arrêtées sous le soupçon d’avoir été impliquées dans cette tentative avortée de coup d’Etat. La police a par ailleurs indiqué que 209.300 euros avaient été saisis lors des arrestations, ainsi qu’un fusil et deux voitures.

Andry Rajoelina a réchappé à une tentative d’assassinat qui selon les procureurs faisait partie d’un complot. « Selon les preuves matérielles en notre possession, ces individus ont échafaudé un plan d’élimination et de neutralisation des diverses personnalités malgaches dont le chef de l’État », avait affirmé la procureure le 22 juillet, sans autre précision.

Famine et Covid-19

Ces révélations concernant un complot sont intervenues après plusieurs mois de turbulences marqués par des menaces à l’encontre des journalistes couvrant la pandémie de Covid-19 dans le pays et l’apparition de la famine dans le Sud.

Andry Rajoelina, 47 ans, a accédé au pouvoir en mars 2009 avec le soutien de l’armée. Il a remporté les dernières élections en décembre 2018, battant son rival et prédécesseur Marc Ravalomanana lors d’un scrutin entaché par des accusations de fraude.