Lyon: Une étudiante s’active pour créer à la fac des distributeurs de repas invendus au Resto U

Dans un restaurant universitaire. Illustration. — Frederic Scheiber/20MINUTES

  • Distri’Dinner est un projet élaboré par Justine Prost, étudiante à l’IAE de l’université Jean-Moulin Lyon 3, dans le cadre du concours l’Agitateur de la fondation Smerra.
  • Son objectif est d’installer dans les universités des distributeurs réfrigérés payants dans lesquels seraient proposés les plats invendus dans les restaurants universitaires.
  • Cela permettrait notamment de réduire le gaspillage alimentaire.

« En allant me chercher à manger dans le restaurant universitaire de Lyon-3 après ma séance de sport, j’ai été étonnée de voir autant de gaspillage et j’ai trouvé ça vraiment dommage », confie Justine Prost. Cette étudiante vient d’être primée au concours national l’Agitateur organisé par la fondation Smerra pour son projet de Distrib’dinner. Un concept qui lui est venu en cherchant une idée pour limiter le gaspillage alimentaire dans les restos U.

Réduire le gaspillage et améliorer l’alimentation des étudiants

Le principe est simple. Il consiste à placer dans les universités des distributeurs réfrigérés payants dans lesquels les étudiants se verront proposer les repas préparés dans les restaurants universitaires mais invendus le midi. Ainsi, ils pourront emporter chez eux des entrées, des plats ou encore des desserts du jour, bons à consommer.

« Ce projet s’adresse surtout aux étudiants qui ont un petit budget ou qui n’ont pas le temps de cuisiner le soir », explique l’étudiante en management à l’université Jean Moulin Lyon-3. Ce dispositif est destiné à réduire le gaspillage alimentaire tout en permettant aux jeunes de bénéficier d’un repas à petit prix, sain et équilibré.

Justine Prost veut créer distributeurs de raps invendus dans les restos U à Lyon. Justine Prost veut créer distributeurs de raps invendus dans les restos U à Lyon. – Justine Prost

Un fonctionnement simple avec des prix accessibles

Pour les tarifs des plats, Justine envisage de conserver les mêmes prix que ceux affichés au Resto U. « Ce sont des prix abordables. Je ne me vois pas les augmenter étant donné que ce sont des plats invendus, ni les baisser car je dois aussi prendre en compte l’achat des barquettes dans lesquelles les repas seront conditionnés » estime-t-elle. Les plats devraient donc être vendus entre deux et trois euros.

« C’est un beau projet qu’il faut concrétiser »

Pour que son idée se concrétise, une prime de 1.000 euros lui a été offerte dans le cadre du concours. La somme obtenue devrait être consacrée à la communication et à la promotion autour du projet. « Dans un premier temps, je commencerai par l’installer dans mon université. Si le concept fonctionne bien, pourquoi ne pas l’étendre au niveau national », espère l’étudiante qui, pour financer les distributeurs, compte solliciter des investisseurs privés.

Mais avant que le concept Distri’Dinner ne devienne réalité, les étudiants lyonnais vont devoir patienter encore un peu. Justine s’envole en Inde début juin pour sa troisième année d’étude. « C’est compliqué de démarcher les investisseurs à distance, je pense que je serai beaucoup plus efficace sur Lyon », glisse la jeune fille, déterminée à concrétiser son projet dès son retour en France.

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