Lyon: Plus d’arbres et des écoles végétalisées, Gérard Collomb dévoile sa fibre écolo

La ville de Lyon veut planter 20.000 arbres de plus dans les 10 ans à venir. — Jeff Pachoud / AFP

  • La ville de Lyon a annoncé qu’elle allait investir 100 millions d’euros en dix ans dans les actions de développement durable.
  • 20.000 arbres supplémentaires seront plantés d’ici à 2030.
  • Les futurs bâtiments municipaux seront désormais végétalisés ou équipés de panneaux photovoltaïques.

A quelques mois des élections municipales et métropolitaines (pour Lyon), Gérard Collomb n’aura jamais autant mis en avant l’écologie. Le maire de Lyon a profité du bilan de la consultation citoyenne sur le climat, menée à la fin de l’année 2018, pour annoncer qu’il entendait faire de la ville la capitale verte de l’Europe en 2022. Un dossier de candidature sera déposé prochainement en ce sens.

En attendant, l’élu a annoncé mercredi toute une série de mesures, certes peu spectaculaires, mais qui ambitionnent d’aider la ville et ses habitants à mieux respirer. Le plan d’investissement a été budgété à 100 millions d’euros sur dix ans.

20.000 arbres de plus en 10 ans

Il s’agit principalement de renforcer les actions menées en matière de végétalisation et de développement durable. A savoir planter davantage d’arbres. La ville en recense 83.000 aujourd’hui. L’objectif sera d’en compter 100.000 à horizon 2030. Et de doubler ainsi la cadence actuelle.

« Les arbres ont cette fonction de climatisation naturelle. Un arbre équivaut à un hectare de pelouse ou deux terrains de foot », rappelle Alain Giordano, adjoint en charge de l’Environnement, précisant qu’ils pourraient être plantés principalement le long des berges du Rhône et de la Saône, en pleine phase de réhabilitation. Mais pas seulement. « Des concertations seront menées auprès des habitants pour trouver des endroits d’implantation », ajoute l’élu écologiste.

Des écoles végétalisées

Autre volet du plan : « l’enjeu de la cinquième façade », à savoir les toitures des futurs bâtiments municipaux. « C’est un potentiel de 100 hectares qui peuvent être végétalisés ou équipés de panneaux photovoltaïques », précise Gérard Collomb. Ce sera le cas pour les six groupes scolaires qui doivent progressivement ouvrir leurs portes à partir de la rentrée et jusqu’en 2023. La ville souhaite aussi inciter les futurs promoteurs via le plan d’urbanisme local, à suivre cette voie. Et à abandonner les toits terrasses, un système qui « fait fuir les oiseaux et les empêche d’y construire leurs nids », appuie Gérard Collomb.

Par ailleurs, la ville poursuivra l’amélioration de la performance énergétique de ses équipements les plus emblématiques comme la bibliothèque de la Part-Dieu, l’hôtel de ville ou la maison de la danse. Le travail déjà engagé a par exemple permis de réduire de 60% la consommation de chauffage au sein du musée des Beaux-arts entre 2010 et 2017, selon la municipalité, se félicitant des actions déjà engagées. « En 7 ans, les émissions de gaz à effet de serre ont diminué de 21%. 22 % des besoins de la ville sont couverts par les énergies renouvelables », insiste Gérard Collomb.

Plus de fleurs en centre-ville

Enfin, le maire, séduit par le festival des roses qui s’était tenu en 2015, entend lancer un « plan nature en ville », afin de « frapper les esprits ». Il consistera à installer des espaces fleuris de façon temporaire ou non dans les principales artères de la presqu’île comme le quartier Grôlée, la rue de Brest et la rue Edouard-Herriot. Là encore, des concertations citoyennes seront engagées pour identifier auprès des habitants d’autres zones où mettre des fleurs.

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