Lyon, Nantes, Rennes, Grenoble… Les aéroports de Vinci n’ont pas encore remonté la pente

C’est le leader mondial des concessions aéroportuaires. Le groupe Vinci vient de dévoiler, via sa filiale Vinci airports, le bilan du trafic 2022 des 65 aéroports qu’il gère dans 12 pays. En France, sept plateformes sont concernées : Lyon (Saint-Exupéry et Bron), Nantes-Atlantique, Rennes-Bretagne, Toulon-Hyères, Grenoble Alpes-Isère, Chambéry et Clermont-Ferrand. Toutes observent une tendance comparable.

Après un effondrement du trafic aérien en 2020 et, à un degré moindre, en 2021 en raison de la crise sanitaire, la fréquentation est très sensiblement repartie à la hausse l’an passé : +84 % de passagers transportés en moyenne par rapport à l’exercice 2021, « malgré un contexte économique et géopolitique incertain », se réjouit Vinci. C’est notamment le cas des aéroports de Lyon (8,5 millions de passagers annuels soit +89 %), de Nantes (5,8 millions soit +76 %) et de Rennes (0,6 million soit + 63 %). L’aéroport grenoblois, certes plus petit, a même vu son trafic multiplié par 14.

Un retard qui n’est pas encore comblé

Néanmoins, cette croissance spectaculaire ne permet toujours pas de rattraper le volume de fréquentation de 2019, juste avant l’apparition du Covid. Loin de là même. Le déficit de passagers demeure d’environ 25 % pour la moyenne des sept aéroports français exploités par Vinci. À Lyon, le trafic est ainsi inférieur de 27 % à celui de l’année 2019. À Nantes c’est 20 %, à Rennes 24 %, à Toulon 16 % et à Grenoble 37 %. Les appareils sont toutefois un peu mieux remplis puisque les mouvements d’avions commerciaux sont, eux, en baisse de 30 % en moyenne par rapport à 2019.

Avant la crise, Lyon-Saint-Exupéry était le quatrième aéroport le plus fréquenté de France, Nantes le 9e. Hors de France, le groupe Vinci est aussi le gestionnaire des aéroports de Londres-Gatwick, Lisbonne ou Porto.