Lyon : Le vélo « met de bonne humeur le matin » mais sa pratique reste « dangereuse » selon les cyclistes

Avec près de 38 millions de déplacements enregistrés en 2021 dans la métropole de Lyon, le vélo devient incontournable et séduit de plus en plus d’usagers. « Moins polluant », « plus pratique », dîtes-vous. Depuis l’arrivée des écologistes à la tête de la mairie et de la métropole de Lyon, la réalisation d’aménagements urbains pour favoriser ce mode de déplacement, s’est fortement accélérée.

Patrice utilise d’ailleurs son vélo tous les jours pour se rendre à son lieu de travail. « Le trajet sur les quais du Rhône est très agréable », juge-t-il. Pareil pour Romain : « ça réveille et met de bonne humeur le matin », ajoute-t-il. .

Mais au-delà du simple plaisir, le vélo peut se révéler « très utile pour éviter les bouchons » ou l’angoisse des transports en commun. Selon Alex, la différence est frappante : « Je me sens plus libre et plus épanoui. La voiture et les transports en commun restent stressants. »

Les tensions entre vélos et voitures

Même si le vélo peut être un moyen d’évacuer les mauvaises énergies avant ou après le travail, sa pratique peut aussi s’avérer « très dangereuse », selon Stéphane. « Les cyclistes ne sont pas assez protégés. Les voitures nous frôlent, nous coupent la route. J’ai déjà eu ma roue voilée à la suite d’une collision avec un automobiliste ne m’ayant pas vu, développe-t-il. Les voitures sont garées sur les pistes et les piétons marchent sur celles qui sont sur les trottoirs. »

Certains d’entre vous partagent pourtant un tout autre point de vue. Les cyclistes ne respectent pas assez le Code de la route et se mettent eux-mêmes en danger, soutient Bernard. « On leur a donné tous les droits. Ils font n’importe quoi. Ils grillent les feux rouges, ils circulent sur les trottoirs, ils circulent à contresens là où ce n’est pas permis. Et j’en passe », argumente-t-il.

Sur la route, la cohabitation reste globalement difficile. La raison ? Les pistes cyclables sont parfois jugées « insuffisantes » voire « inutiles », soulignent d’autres. « La métropole peut se vanter de kilomètres de pistes cyclables mais pas du niveau pratique », ironise Jean-Luc. « Je ne comprends pas l’obsession de vouloir mettre des pistes cyclables à contresens dans des rues étroites, où il est vraiment dangereux de croiser des voitures qui viennent en face », abonde Aline.

Les cyclistes souhaitent donc plus de sécurité pour leur trajet à vélo. Avec la mise en place des « voies lyonnaises », soit 400 km de pistes cyclables pour 2030, les futurs usagers espèrent enfin pouvoir transformer tous leurs trajets pour arriver au travail « de bonne humeur le matin ».