France

Lyon : La campagne municipale ne se poursuit pas après la mort de Quentin

Après la mort de Quentin, plusieurs candidats à l’élection municipale à Lyon ont annoncé suspendre leur campagne dimanche. L’étudiant est décédé samedi après avoir été pris en charge « dans un état grave » jeudi en début de soirée et placé dans le coma, avec un pronostic vital engagé.

Suite à la mort de Quentin, lié au mouvement d’extrême droite Némésis, plusieurs candidats à l’élection municipale de Lyon ont annoncé suspendre leur campagne dimanche. Ce décès est survenu après une agression violente survenue en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon, à laquelle Némésis s’opposait.

Le jeune homme a été secouru « dans un état grave » jeudi en début de soirée et a été placé dans un coma, avec un pronostic vital engagé. Selon le collectif Némésis, Quentin faisait partie du service d’ordre chargé de protéger ses militantes qui manifestaient contre la conférence de Rima Hassan.

L’étudiant est décédé samedi. Le parquet de Lyon a annoncé l’ouverture d’une enquête pour coups mortels aggravés et violences aggravées. L’avocat de la famille, Me Fabien Rajon, a qualifié cela de « crime » et « d’un guet-apens méthodiquement préparé ».

Plusieurs candidats aux élections municipales prévues dans un mois ont exprimé leur émotion suite à l’annonce de la mort de Quentin, certains annonçant même la suspension de leur campagne électorale.

« Une tragédie »

« Je ne me vois pas faire campagne dans ces conditions. J’appelle tout le monde à prendre le temps de réaliser la gravité du moment que nous vivons », a déclaré le candidat UDR-RN Alexandre Dupalais sur France 3.

L’ancien président de l’OL, Jean-Michel Aulas, candidat de la droite et du centre, ainsi que la candidate LFI Anaïs Belouassa-Cherifi, ont également annoncé la suspension de leur campagne pour la journée de dimanche.

« La mort de Quentin me laisse sans voix », a réagi Jean-Michel Aulas samedi sur X. « Rien ne justifie de tuer ni de mourir pour ses idées. Rien ne justifie qu’un désaccord politique conduise à la violence », a-t-il ajouté.

Sans mentionner une suspension de sa campagne, le maire écologiste sortant Grégory Doucet, également candidat à un nouveau mandat, a, pour sa part, exprimé son chagrin en qualifiant cela de « tragédie » et a souligné qu’un « tel déferlement de violences en plein cœur de la ville est inacceptable ». « La Ville de Lyon mettra tous ses moyens à la disposition de la Justice pour appréhender les individus en cause », a-t-il conclu dans un communiqué.