L’UFC-Que Choisir saisit la justice contre Vinted, accusé de « pratique commerciale trompeuse »

Illustration UFC Que Choisir. — M.Libert / 20 Minutes

Accusant Vinted de « pratique commerciale trompeuse » en raison d’une commission « soi-disant optionnelle » facturée lors de chaque transaction, l’association de consommateurs UFC-Que Choisir a lancé, ce mardi, une action de groupe contre le champion de la vente en ligne de vêtements de seconde main.

« Vinted facture sur chaque transaction, sous l’appellation tendancieuse de « Protection acheteurs », une commission soi-disant optionnelle et dont le montant n’apparaît qu’au moment de payer », ce que l’UFC-Que Choisir dit considérer « comme une pratique commerciale trompeuse ».

Permettre aux consommateurs d’être remboursés

« Cette commission est présentée par Vinted comme optionnelle mais elle est en réalité obligatoire », regrette l’association dans un communiqué, car « aucune fonctionnalité ne permet de la refuser, de la désactiver ou de la supprimer ». L’UFC-Que Choisir a annoncé avoir assigné l’entreprise d’origine lituanienne, qui revendique « plus de 45 millions de membres dans le monde » et est présente sur 13 marchés, dont la France, l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni et les États-Unis, devant le Tribunal Judiciaire de Paris.

Objectif : « faire sanctionner ces pratiques illicites » et permettre aux consommateurs d’être remboursés « des sommes indûment facturées par Vinted ». Pour l’association, « des millions de personnes sont concernées » et « les sommes générées par la facturation indue de cette commission sont colossales ».

Près de 250 millions d’euros levés par Vinted

Vinted, qui compte 700 salariés et a son siège à Vilnius, en Lituanie, a annoncé le 12 mai avoir levé 250 millions d’euros pour, notamment, se développer dans de nouveaux pays et investir dans la sécurité, le paiement intégré, le transport ou l’infrastructure.

L’action de groupe permet aux victimes d’un même préjudice, causé par un professionnel, de se défendre collectivement devant la justice, par l’entremise d’une association agréée ou un syndicat dont l’objet statutaire porte sur les intérêts défendus, en l’occurrence les droits des consommateurs.

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