Lucie Mariotti, love coach de «La Villa des cœurs brisés»: «Les coachings ne sont pas la réponse pour tout le monde»

Lucie Mariotti, la love coach de «La villa des cœurs brisés» a écrit un livre de développement personnel. — ETIENNE JEANNERET / TFX

  • Lucie Mariotti est love coach dans l’émission de téléréalité La Villa des cœurs brisés, tous les soirs sur TFX à 18h50.
  • Coach également dans la vraie vie, elle a écrit un livre, Love, aimez-vous pour aimer mieux, paru le 2 janvier. 
  • Elle est revenue, pour 20 Minutes, sur ses pratiques, l’amour, le coaching et la télé.

Grande, calme, lumineuse, souriante… Lucie Mariotti, la love coach de la Villa des cœurs brisés, diffusée à partir de 18h50 sur TFX est identique à son image à la télévision. L’auteure de Love, aimez-vous pour aimer mieux(éd. HarperCollins, 17 euros), sorti le 2 janvier, nous a reçu chez elle pour discuter coaching, télévision, et amour, évidemment.

Pourquoi avoir écrit un livre sur l’amour ?

Une responsable de collection m’a contactée pour que je fasse un livre parce que j’étais une « experte ». Je suis légitime par rapport à la  Villa des cœurs brisés, donc il n’y a pas de gêne à avoir. A priori, je me sentais capable de le faire. J’ai rédigé un premier chapitre et elle m’a dit : « banco ». J’ai demandé un accompagnement, elle m’a rassuré tout le long. J’écrivais sur un Google doc qu’elle lisait au fur et à mesure.

Je me suis éclatée à l’écrire et j’ai envie de recommencer. Je me suis rendu compte que je pouvais écrire comme je parle, et en même temps apporter une profondeur, de la psychologie, une expertise, comme pour les gens qui viennent me voir. Je parle de ce que j’aime et de ce qui me passionne. J’écrivais en imaginant quelqu’un devant moi pour être sûre qu’on me comprenne. J’avais un milliard de choses à dire.

N’avez-vous pas peur d’être accusée de profiter de votre notoriété pour le vendre ?

Je n’ai vraiment pas honte de mon livre parce que j’y ai mis toutes mes tripes, tout mon cœur. Ça ne fait pas commercial, d’ailleurs le contenu ne plaira pas à tout le monde.

Quel est l’intérêt d’acheter ce livre par rapport à une séance de coaching ?

Les coachings ne sont pas la réponse pour tout le monde. Le livre peut servir pour certains, les tutos en ligne aussi. Il faut venir faire un coaching quand on a besoin que quelqu’un nous tienne la main. Mais pour les gens très disciplinés, un livre peut suffire. Il faut visualiser les choses, se projeter dans le coaching.

Justement, comment se passe un coaching avec vous ?

Je prends des rendez-vous d’une heure et demie, pas plus de trois dans la journée, c’est ma limite. Ensuite, les rendez-vous de suivi durent une heure. Je prends au moins trente minutes entre chaque élève pour qu’il y ait un sas, que ce soit un terrain neutre. Ça me demande beaucoup d’investissement, de concentration.

Et c’est cher de se faire coacher ?

Je prends douze rendez-vous par semaine, à 200 euros la première séance, et 150 euros pour la suite. J’ai doublé ma formation et donc augmenté mes tarifs récemment. Comme j’ai beaucoup de demandes, je demande un paiement d’avance. J’ai écrit un e-book sur la confiance, je l’offre souvent. Je n’ai pas de complexes sur l’argent, c’est de la circulation d’énergies.

Justement, dans votre livre, vous parlez beaucoup d’énergies…

L’énergétique ne tient compte ni de la distance ni du temps. On a tous une fréquence vibratoire. En tant que coach, j’en mets une élevée à la disposition des gens. J’ai mis de l’énergie dans le texte. Les ondes ont des formes, comme les pyramides qui conservent mieux les corps. J’ai fait une forme sur le texte pour en passer à tous mes lecteurs.

Mais l’énergie en séance, c’est mon énergie personnelle. Pendant une heure et demie, j’enveloppe physiquement la personne d’amour.

Ce n’est pas un peu de la magie ?

Non, je pense qu’on est des êtres d’intuition, et qu’on l’a oublié. L’intuition nous interconnecte. On sait des choses sans savoir pourquoi, et sans pouvoir l’expliquer. Ce qu’on appelle parfois les signes. J’ai peut-être un don de clair-ressenti : quand on me parle de quelqu’un, je vois son caractère, son comportement… Ça s’est développé chez moi récemment, je suis alignée avec moi et les autres.

Il n’y a pas de diplôme pour être coach, il n’y a pas beaucoup de charlatans ?

Tout le monde peut être coach, mais c’est dommage que n’importe qui le soit. Certains sont abominables. Il n’y a pas besoin de formation, ça vient de ce que l’on est. On offre une boîte à outils aux gens. Mais, dans l’absolu, les gens attendent que je leur tienne la main. De plus en plus, les gens attendent qu’on les aime, qu’on les écoute, qu’on les connaisse.

Moi je n’ai jamais mis en avant mes diplômes ou mes formations. Certains coachs sont dans le mental, dans le coup de poing. D’autres sont plus enrobants. Moi je suis entre les deux. Ma légitimité a été installée parce que les gens viennent voir une personne. On choisit quelqu’un pour ce qu’on perçoit de lui.

Et que pensez-vous des coachs adoubés par la télévision ?

Dans Les Princes de l’amour, Magali Berdah a envie d’aider, c’est tout ce qui compte. Je l’ai croisée une ou deux fois, elle a l’air d’être sympathique, et c’est ce qu’il faut pour être coach.

En revanche, le coach de la première saison de Mariés au premier regard… Je me fais un point d’honneur à n’écrire que des choses positives sur les réseaux sociaux. Mais quand j’avais vu ce qu’il racontait, je lui avais écrit une lettre ouverte. C’est typiquement le genre de putaclic qui se fait de l’argent aux dépens des gens.

Et pourriez-vous participer à cette émission ?

L’amour est quelque chose de gratuit qui n’a rien à voir avec l’estime. Le seul critère valable dans Mariés au premier regard, c’est quand ils font sentir les tee-shirts avec lesquels les gens ont dormi et qui sont donc pleins de phéromones. Les critères mentalisés, ça ne vaut rien. On tombe amoureux d’un cœur d’une âme, même si, en revanche, on peut dire en fonction du caractère si ça va durer ou non. Il y a des affinités de comportements, mais l’amour, on ne peut pas le prédire. C’est gratuit, ça se diffuse. Est-ce qu’on tombe amoureux de quelqu’un parce qu’on a été des atomes qui se sont connus à un autre moment ?

Et vous, vous n’avez pas eu peur d’être décrédibilisée par « La Villa des cœurs brisés » ?

L’émission ne peut pas me décrédibiliser. L’écrin n’a rien à voir avec le contenu. L’aspect visuel, les moyens de production rendent les choses intéressantes. En rendez-vous, je fais visualiser aux gens ce que les candidats font dans l’émission, et ça rend le même effet.