Lozère : Le tribunal administratif confirme l’autorisation du tir de prélèvement du loup

Le tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de One Voice. L’association qui lutte de façon « non-violente pour les droits fondamentaux des animaux et pour la dignité de chaque individu » avait saisi la juridiction le 7 novembre. Elle souhaitait faire annuler les arrêtés émis par les préfets de Haute-Loire et de Lozère fin octobre autorisant les tirs de prélèvement contre les loups, sur trois communes de ces départements. La juridiction a rejeté ces arrêts pour défaut de doutes sérieux.

Dans sa requête, l’association avait émis des doutes sur la protection effective des ovins par les éleveurs, dénoncé l’absence de gradation des tirs et l’efficacité de la mesure. Elle estimait que les préfets avaient choisi « la paix sociale » au détriment d’une espèce protégée.

Arrêtés préfectoraux toujours en vigueur

Le tribunal administratif de Nîmes a rejeté ces arguments. Les arrêtés préfectoraux sont donc toujours en vigueur et les tirs de prélèvement contre les loups restent autorisés. One Voice peut désormais contester cette décision devant la cour administrative d’appel.

Selon le décompte de l’Etat, 79 attaques de loup ont été référencées en Lozère pour 625 victimes. Ces arrêtés préfectoraux étaient les premiers autorisant les tirs de prélèvement dans le département.