L’OM sans avocat face aux Yankee? «On a l’impression qu’ils veulent perdre», lâche un leader du groupe

Les Yankee sont placés dans le bas du virage nord. — Claude Paris/AP/SIPA

  • Attaqué en justice par les Yankee, l’OM n’a pas envoyé d’avocat au procès, qui se tenait ce mardi à Marseille, et dont le délibéré sera rendu le 2 avril.
  • Le porte-parole du groupe de supporters marseillais tente d’analyser cette absence, qui a surpris la cour, les observateurs, et les Yankee eux-mêmes.

Etonnant. Le procès qui oppose l’OM aux Yankee s’est déroulé sans représentant du club marseillais, ce mardi. L’OM n’a pas envoyé d’avocat et n’avait pas transmis au tribunal le dossier contenant les éléments de sa défense. Les Yankee réclament en justice leur réintégration au sein du virage Nord du Vélodrome.

« Ça a étonné tout le monde qu’ils n’envoient pas d’avocat, réagit, auprès de 20 Minutes, Guillaume Barthélémy, porte-parole des Yankee. Notre avocat, qui est le directeur associé d’un cabinet d’affaire, n’avait jamais vu ça. » Avec lui, on a brièvement exploré les pistes qui pourraient expliquer cette absence – d’autant plus étonnante que l’OM n’a pas envoyé, non plus, de défense écrite :

  • Ils ont oublié la date : « Ce serait une erreur de débutants, ce serait très étonnant de leur part », souligne Guillaume Barthélémy.
  • Ils sont sûrs de perdre : « On a l’impression qu’ils veulent perdre, en tout cas qu’ils n’ont pas envie de se défendre… Ce serait une bonne nouvelle pour nous. Mais ce qui anime Eyraud profondément, c’est qu’il ne veut plus voir les Yankee au Vélodrome. Il prend un sacré risque : que les Yankee soient réintégrés de force par le tribunal », rappelle Guillaume Barthélémy.
  • Ils méprisent juste les Yankee : « Quand quelqu’un t’attaque et que tu es convoqué pour t’expliquer, la moindre des choses, c’est de se présenter au rendez-vous », peste le supporter.

Pour rappel, en juin 2018, l’OM a brutalement rompu la convention qui permettait aux Yankee de produire des abonnements au sein du virage Nord. Ils ont donc perdu leur secteur, au bénéfice du plus calme Club des amis de l’OM. Jacques-Henri Eyraud accusait le groupe de Michel Tonini d’avoir vendu des fausses places (les fameux bracelets) lors d’OM-Lyon, mais aussi d’avoir nuit à l’image de l’OM quand le leader s’est fait voler une carte bancaire par une jeune femme.

Le délibéré tombera le 2 avril

L’affaire du tifo Netflix avait été aussi difficile à digérer pour les dirigeants… qui étaient pourtant au courant, selon des SMS que 20 Minutes s’est procuré. Selon l’OM, les Yankee étaient également endettés auprès du club.

Le groupe de supporters réfute tous ces griefs. Et juge donc la rupture de contrat « abusive ». La justice pensera-t-elle la même chose ? Le tribunal rendra sa décision le 2 avril prochain, indique France Bleu Provence.

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