Loi contre le séparatisme : Selon Marlène Schiappa, le texte ne concernera pas « que l’islam radical »

Marlene Schiappa et Gerald Darmanin à Ajaccio le 9 septembre 2020. — ELIOT BLONDET-POOL/SIPA

Eviter toute stigmatisation. A quelques semaines de la présentation de la future loi sur le séparatisme, les ministres en charge de ce texte tentent de déminer le terrain. Invitée ce vendredi matin sur l’antenne de France Info, Marlène Schiappa, chargée de la Citoyenneté place Beauvau, a assuré que cette loi ne concernera « pas que l’islam radical ».

Si elle reste la « principale menace » actuellement en France selon elle, le « suprémacisme blanc » et les « dérives sectaires », seront aussi visés par le texte, a-t-elle expliqué. Le « séparatisme », terme forgé par le président Emmanuel Macron, « ce n’est pas que l’islam radical, mais c’est aussi et principalement l’islam radical parce que c’est la principale menace à l’heure actuelle en France », a-t-elle déclaré sur la radio publique.

Pas de définition « exhaustive »

Plus largement, ce terme désigne « la manière de s’organiser de façon hostile et violente vis-à-vis la République », a-t-elle détaillé. A titre d’exemples, Marlène Schiappa a cité le « suprémacisme blanc » – plusieurs projets d’attentats déjoués récemment en France émanaient de l’ultra-droite – ou « les dérives sectaires », contre lesquelles des mesures doivent être prises dans le projet de loi.

« On ne va pas faire une loi qui a pour vocation de faire une définition exhaustive de ce qu’est le séparatisme », a ajouté la ministre. « Les Français comprennent très bien de quoi il retourne et ils comprennent très bien nos mesures », qui vont de l’interdiction «du certificat de virginité, au contrat d’engagement sur la laïcité (imposé pour le financement public d’une association), en passant par la fermeture des lieux dans lesquels quelqu’un prêche une idéologie de haine », a-t-elle poursuivi.

Des données qui manquent

Selon un sondage de l’institut Odoxa-Dentsu Consulting publié mercredi, 76% des Français sont favorables à ce projet de loi. Marlène Schiappa a par ailleurs reconnu qu’il était « très difficile » d’avoir des statistiques sur les certificats de virginité, exigés par certaines familles.

« Il y a de véritables remontées mais je ne veux pas vous donner un chiffre parce qu’il serait vraiment au doigt mouillé », a-t-elle déclaré, estimant « important que ce soit une pratique interdite » par la loi.

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