« L’incident est clos », affirme le journaliste du « Figaro » pris à partie par Emmanuel Macron au Liban

Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse à Beyrouth le 1er septembre. — Lemouton / Pool/SIPA

« L’incident est clos ». Mercredi, LCI dévoilait une vidéo surprenante où l’on découvrait Emmanuel Macron lors d’une réception à Beyrouth au  Liban mardi soir, s’en prendre publiquement à un journaliste du Figaro. « Ce que vous avez fait là, compte tenu de la sensibilité du sujet, compte tenu de ce que vous savez de l’histoire de ce pays, est irresponsable », lançait-il à Georges Malbrunot, grand reporter, spécialiste du Moyen-Orient.

Une séquence sur laquelle s’est exprimé le journaliste auprès de l’AFP. « Je suis très surpris de la virulence de cette attaque, qui est inacceptable et à laquelle j’ai répondu. Je me suis expliqué avec l’Elysée, pour moi l’incident est clos », estime-t-il.

« Je fais mon métier de journaliste »

Les raisons de la colère du président divergent selon les médias. Pour LCI, elle aurait été suscitée par « plusieurs éléments parus dans Le Figaro le 31 août et le 1er septembre ». Selon l’AFP, l’origine de la discorde viendrait plutôt d’un article du 30 août. Dans les deux cas, le sujet concerne la première visite d’Emmanuel Macron au Liban début août, après l’explosion au port de Beyrouth.

« Sur le fond, j’ai dit au président que mes sources étaient sûres. Il m’a reproché d’avoir gêné son action, moi je fais mon métier de journaliste », a assuré Georges Malbrunot au Parisien. « Le problème n’est pas qu’il l’ait écrit et qu’il ait des sources, mais qu’il ne nous laisse pas la possibilité de démentir des choses aussi importantes, a répondu l’Elysée au quotidien. C’est pour cela que le président a parlé de déontologie. Nous avons échangé avec Georges Malbrunot. L’incident est clos. Le président n’est pas un anti-journaliste, bien au contraire. »

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