France

Lidl France supprime 550 postes administratifs.

Lidl prévoit de supprimer jusqu’à 550 postes, soit 1,2 % de ses effectifs, dans des fonctions administratives et sur la base du volontariat. Le plan de réorganisation vise 2.000 magasins en France en 2035, contre 1.622 actuellement, et Lidl a perdu 72 millions d’euros en 2023-2024.


La direction de Lidl France justifie sa décision par la nécessité de « renforcer » sa « compétitivité » et de « gagner en simplicité sur un marché concurrentiel ». L’enseigne traverse une période difficile et prévoit de supprimer jusqu’à 550 postes, soit 1,2 % de ses effectifs, dans des fonctions administratives et sur une base volontaire.

Le projet, qui sera mis en œuvre par le biais d’une rupture conventionnelle collective, s’accompagnera d’une centaine de créations de postes dans les sièges de l’enseigne à Strasbourg et Châtenay-Malabry. Les fonctions visées concernent le soutien dans la chaîne d’approvisionnement (gestion des commandes), les ressources humaines et le merchandising, comme l’indique une porte-parole de Lidl. Elle précise que « Aucun des salariés des plateformes logistiques, des supermarchés ou des sièges ne sont concernés ».

Lidl, sixième distributeur de France avec une part de marché de 7,8 % selon Kantar Worldpanel, vise à atteindre 2.000 magasins dans le pays d’ici 2035 (contre 1.622 actuellement) et 10 % de part de marché d’ici 2030. Le plan de réorganisation a débuté jeudi en phase de concertation avec les partenaires sociaux, au cours de laquelle sera déterminé le calendrier de mise en œuvre. Les candidats au départ « seront accompagnés par l’entreprise », a-t-elle ajouté.

De plus, la porte-parole assure que Lidl France a retrouvé l’équilibre pour l’exercice clos en février 2026, comme l’avait anticipé son directeur irlandais John Paul Scally en septembre. Selon le média spécialisé LSA, Lidl France a perdu 72 millions d’euros en 2023-2024 et 9 millions en 2024-2025, pour un chiffre d’affaires proche de 16 milliards d’euros.