LFI: Mélenchon réaffirme son rôle de chef de file devant ses militants

Jean-Luc Melenchon — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

« Mon rôle est consubstantiel au mouvement », notamment parce que « c’est moi qui étais candidat à la présidentielle », même si « ce n’est plus moi qui ouvrirai toutes les réunions » : le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon s’est exprimé dimanche pour la première fois depuis la déroute des élections européennes devant ses militants.

LFI a récolté seulement 6,3 % des voix au scrutin du 26 mai, loin des 19,58 % de la présidentielle et des 11,1 % des législatives de 2017. « Que peut-on faire à part se remettre au combat ? », a-t-il demandé devant l’assemblée représentative du mouvement, au bois de Vincennes, se disant « fier d’être tribun » de LFI.

Vilipendage des critiques

Jean-Luc Mélenchon a évoqué les raisons du délai d’un mois pris avant de s’adresser aux militants. « On a dit : « Va-t-il parler ? » Ai-je jamais fait autre chose ? ». Il ne s’agissait pas de « pleurnicher et contempler les boyaux fumants, mais de faire ce pourquoi on est responsable d’un mouvement ».

Jean-Luc Mélenchon a pour cette raison vilipendé les auteurs des critiques qui se sont élevées après l’échec électoral, parmi lesquels la députée Clémentine Autain, qui a réclamé une ligne moins clivante et un ancrage résolument à gauche, mais aussi des cadres demandant plus de démocratie dans le mouvement.

« C’est moi qui ai fondé la boutique »

« Une force, LFI, est là, qu’aucune autoflagellation de convenance de la gauche officielle mondaine ne viendra abattre !, s’est-il exclamé. Ce mouvement restera un mouvement, il ne peut pas être un parti politique », et ceux qui aiment « les délices des batailles pour les virgules, des couteaux tirés dans les couloirs, se sont trompés d’adresse ».

Pas « par caprice personnel », même si « après tout j’y aurais bien droit, c’est moi qui ai fondé la boutique », s’est amusé le patron des députés insoumis

.« Nous nous sommes rendus compte que nous n’étions pas parfaits »

« Nous sommes dans une arène, pas dans un examen », a-t-il lancé, contre la pensée – « puérile » selon lui – que les « difficultés » viendraient « parce que je ne suis pas assez poli ! ».

Jean-Luc Mélenchon a cependant esquissé un mea culpa : « Nous nous sommes rendus compte que nous n’étions pas parfaits, (…) j’avoue que j’ai consacré beaucoup d’énergie au groupe parlementaire ».

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