L’Etrange Festival: Une programmation saignante pour la 25e édition

Fantine Harduin et Thomas Gioria dans «Adoration». — Les Bookmakers / The Jokers

  • La 25e édition de L’Etrange festival, consacré au cinéma de genre, se déroule du 4 au 15 septembre 2019 au Forum des images, à Paris.
  • Vingt-cinq films sont en compétition pour le Grand prix et le Prix du public.
  • La programmation regorge aussi de raretés, de films méconnus et d’avant-premières.

Il a la bizarrerie, les frissons et l’irrévérence dans le sang depuis un quart de siècle.L’Etrange Festival va marquer sa 25e édition, qui s’ouvre ce mercredi et se poursuit jusqu’au 15 septembre au Forum des images (Paris 1er), comme il se doit. Outre les vingt-cinq films en compétition pour le Grand prix et le Prix du public, de nombreuses pépites et curiosités sont à dénicher dans la programmation. Voici la sélection de 20 Minutes.

Alejandro, Alejandro…

L’affiche de cette 25e édition de l’Etrange Festival évoque explicitement l’œuvre iconoclaste d’Alejandro Jodorowsky (La Montagne sacrée, Santa Sangre…). Le réalisateur franco-chilien de 90 ans sera à l’honneur le temps d’une soirée – le 8 septembre à 21h15 – où il se livrera à une séance d’« auto-psychomagie » avant de présenter Le voleur d’arc-en-ciel, sorti en 1990, en version director’s cut.

Quartier de cinéma

S’il y a un expert du cinéma de genre et de ses curiosités anticonformistes, sulfureuses et/ou mal élevées, c’est bien Jean-Pierre Dionnet, créateur de Métal Hurlant et ex-animateur de Cinéma de quartier sur Canal+. Cet « ange du bizarre », comme le présente le dossier de presse a eu carte blanche pour sélectionner cinq films. Parmi eux : Réincarnations de Gary Sherman qu’il estime être « peut-être » « le plus horrible film d’horreur du monde » ou encore Running Scared de Wayne Kramer « sorti en 2006 dans un silence public et critique assourdissant ».

Vingt-cinq choix

Pour célébrer ses 25 ans, le Festival a demandé à vingt-cinq personnalités invitées lors des éditions précédentes de choisir un film qu’ils aimeraient faire (re) découvrir au public de l’événement. Parmi les vingt-cinq œuvres sélectionnées, citons Atomic Café, Pique-nique à Hanging Rock, L’ange exterminateur, Barfly ou Adam’s Apple choisis respectivement par Clotilde Courau, Mati Diop, Antony Hickling, HPG et Vincent Ravalec.

Irréversible inversé

Quelques jours après sa première présentation à la Mostra de Venise, Irréversible – Inversion intégrale sera projeté au public parisien. Gaspar Noé a remonté son film – qui créa la polémique en 2002 – en agençant les scènes dans leur ordre chronologique. « Cela permet de le considérer d’un autre point de vue. Peut-être aussi de mieux comprendre la violence finale de la « vengeance » si on peut l’appeler ainsi, comme l’explique Monica Belucci à 20 Minutes. C’est une œuvre très dure, sans concession mais aussi très belle et poétique qui parle d’amour, d’enfants et de domination. A notre époque, on évoque plus facilement ces sujets car la parole des femmes s’est libérée. »

Le plein d’avant-premières

La sélection Mondo Vision fait la part belle aux avant-premières. Et même aux premières mondiales comme ce sera le cas pour Les sources occultes de Laurent Courau et Ni dieu ni maître d’Eric Cherrière qui viendront tous deux présenter leurs films. Fabrice du Welz fera lui aussi le déplacement pour la première française d’Adoration, tout comme l’Autrichienne Jessica Hausner avec Little Joe, qui, en compétition à Cannes en mai dernier, a valu à son actrice principale Emily Beecham, un prix d’interprétation.

A ne pas manquer non plus, la projection de The Lighthouse, le deuxième long-métrage de Robert Eggers après le très remarqué The Witch. Malgré son casting – Robert Pattinson et Willem Dafoe – aucune date de sortie dans les salles françaises n’est annoncée. C’est donc une parfaite occasion de le voir sur grand écran.

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