Les soldes d’hiver vont-elles être avancées d’une semaine? Bercy donnera sa réponse d’ici à lundi

Strasbourg: Le guide de survie pour les soldes d’hiver (Illustration) — P.MAGNIEN / 20 MINUTES

Bercy décidera d’ici à lundi si les soldes d’hiver seront avancées, ou non, d’une semaine, a annoncé le ministère de l’Economie et des Finances, ce jeudi. Cette modification de dates est réclamée par certaines unions de commerçants, notamment pour compenser les pertes liées au mouvement des «gilets jaunes».

« Nous consultons actuellement l’ensemble des associations des commerces indépendants pour connaître leur point de vue sur l’avancement de la date des soldes, et ensuite on avisera à partir des résultats de cette mini-consultation », a indiqué le ministère, précisant que la consultation serait achevée « vendredi soir ou lundi dernier délai ».

Les manifestations ont coûté 2 milliards d’euros au secteur du commerce

Le président de la Confédération des commerçants de France, Francis Palombi, avait suggéré cette semaine d’avancer la date du début des soldes au 2 janvier, au lieu du 9 comme prévu initialement. « Compte tenu des circonstances exceptionnelles et de la grosse perte chez les indépendants, cela permettrait aux gens de revenir vers les magasins et moins sur Internet, et ainsi recréer de la trésorerie pour passer l’orage », a-t-il plaidé.

Les multiples week-ends d’action des «gilets jaunes» ont fortement affecté les ventes pendant la période de fêtes, qui représente pour certains commerçants jusqu’à 50 % du chiffre d’affaires annuel. Selon le Conseil national des centres commerciaux (CNCC), les cinq week-ends de mauvaises ventes consécutives – du 17 novembre au 16 décembre – ont ainsi coûté 2 milliards d’euros au secteur du commerce.

« C’est une proposition impossible à mettre en œuvre, pour des raisons pratiques »

La secrétaire d’Etat à l’Economie, Agnès Pannier-Runacher, a elle-même estimé la semaine dernière que les manifestations des «gilets jaunes» ont entraîné un recul moyen de 25% du chiffre d’affaires dans le commerce. Mais l’avancement des soldes est loin de faire l’unanimité au sein des fédérations de commerçants, en particulier dans la grande distribution.

« C’est une proposition impossible à mettre en œuvre, pour des raisons pratiques. Il faudrait en effet, d’ici le 2 janvier, modifier toute la logistique et les transports prévus, refaire toutes les affiches, changer l’organisation interne », assure Jacques Creyssel, délégué général de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD). Après des soldes d’hiver 2018 décevantes, le gouvernement avait décidé de réduire leur durée de six à quatre semaines, pour essayer de redynamiser cette période d’achats.

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