France

Les salariés des pubs Carglass sont-ils les meilleurs ?

Carglass réalise environ un million d’interventions par an, bien que l’entreprise reste discrète dans le quotidien des Français. Chaque année, Carglass lance un appel à candidature interne pour choisir ses « ambassadeurs télés », qui doivent avoir un CDI et faire preuve de volontariat total.

Bien qu’ils ne s’occupent que de pare-brise, leur image est omniprésente à la télévision. Depuis plusieurs années, Carglass s’appuie sur ses propres employés pour représenter la marque dans ses publicités. Techniciens en bleu de travail, responsables d’agence ou mécaniciens d’atelier: ce sont des salariés et non des acteurs. Mais comment passent-ils de la réparation de vitres à l’écran? 20 Minutes a cherché à comprendre comment Fred ou Aurore de Carglass se retrouvent dans ces spots.

« Depuis toujours, ce sont nos employés qui apparaissent dans nos publicités », affirme d’emblée Sébastien Guyot, responsable de la communication. Pas de mannequins, pas de célébrités du petit écran et surtout pas d’acteurs: l’entreprise mise sur « l’authenticité ». « Nous souhaitons donner une image fidèle à la réalité pour que les clients sachent à quoi s’attendre et ne soient pas surpris. »

Appel à candidature interne

Mais comment ces « ambassadeurs de la télévision », comme les appelle Carglass, sont-ils sélectionnés? Selon le directeur de la communication, le processus est bien établi. Chaque année, Carglass lance un appel à candidature à l’interne. Pas besoin d’être élu employé du mois pour devenir l’égérie en polo noir ou chemise noire rayée rouge. « Les collaborateurs souhaitant postuler envoient une courte vidéo et passent ensuite des auditions classiques devant un réalisateur. Nous choisissons celui qui se démarque le mieux », explique Sébastien Guyot.

La seule condition reste le volontariat total (et avoir un CDI) et cette formule fonctionne aussi bien pour la visibilité que pour l’« état d’esprit » de l’entreprise. Être choisi n’est pas considéré comme une « consécration » ou une récompense, insiste Carglass. « Pour l’entreprise, c’est une reconnaissance; nous montrons notre fierté envers eux. Pour ces salariés, c’est un véritable engagement. Ils nous prêtent leur image et mettent en avant le travail de Carglass. »

« On fait attention à eux, on les protège »

Leur image peut devenir emblématique. À l’instar de Guénaël ou d’Olivier, qui a depuis quitté la société. « Lorsqu’ils se rendent sur le terrain ou dans un centre, des clients les reconnaissent et leur disent: « Oh mais c’est vous à la télé! » », commente le responsable de la communication. Une petite notoriété agréable, mais qui reste protégée. « Nous veillons à leur bien-être. Nous les protégeons des réseaux sociaux, par exemple, et des commentaires malveillants. »

La preuve que cette formule est devenue très populaire est que les publicités de Carglass ont inspiré de nombreuses parodies et sketchs d’humoristes. La phrase « Carglass répare, Carglass remplace » et le ton réaliste des employés ont été repris, détournés et parfois gentiment raillés. Cela montre que le cadre publicitaire a dépassé son contexte pour s’intégrer dans la culture populaire.

Le pari de Carglass est donc gagnant: la marque bénéficie d’une notoriété considérable tout en restant discrète dans le quotidien des Français. « Nous avons très peu d’interactions avec eux. Nous réalisons environ un million d’interventions par an, mais tout le monde connaît notre marque. » Quant à la fameuse « pièce de 2 euros », considérée comme un gimmick souriant? « C’est pour lutter contre la procrastination », sourit Sébastien Guyot. Un détail mémorable et efficace. Carglass peut se vanter d’avoir un véritable « impact » dans la culture française.