Les Républicains : Eric Ciotti sera entouré d’Aurélien Pradié et François-Xavier Bellamy à la tête du parti

L’équipe dirigeante des Républicains se dévoile. Élu en décembre, Éric Ciotti a annoncé les noms des personnalités qui vont l’entourer à la tête du parti. Le député des Alpes-Maritimes va se doter de deux vice-présidents exécutifs en nommant Aurélien Pradié et François-Xavier Bellamy au sein d’une « équipe de rassemblement ». Mais l’architecture est déjà critiquée par Bruno Retailleau.

« J’ai voulu que cette équipe dirigeante soit (…) le reflet de l’unité retrouvée », a expliqué mercredi au Figaro le nouveau président, qui avait été élu au second tour face à Bruno Retailleau avec 54 % des voix, un succès mesuré l’obligeant à trouver un savant équilibre pour que toutes les forces soient représentées.

Critiques du camp Retailleau

Bruno Retailleau lui-même a décliné toute « responsabilité majeure » pour « se concentrer sur la présidence du groupe au Sénat », selon Eric Ciotti. Mais le sénateur de Vendée a sèchement réagi à l’annonce de cet organigramme dans la soirée, estimant que celui-ci « ne tient pas compte des équilibres issus du scrutin ». « Nos accords ne sont pas respectés. Je le regrette. La confiance est le préalable indispensable au rassemblement », a-t-il ajouté sur Twitter.

Selon un proche de Bruno Retailleau, « il y avait dans l’accord un poste de secrétaire général délégué pour Othman Nassrou » qui était porte-parole de campagne « mais on a découvert qu’il était dilué au milieu de trois autres ». Par ailleurs des élus « qui devaient figurer à diverses places dans les instances n’y figurent plus ».

A noter dans l’organigramme diffusé par LR dans la soirée, la promotion de Rachida Dati, « sans doute aujourd’hui la figure la plus populaire de notre famille politique », à la tête du conseil national. L’ancienne ministre sarkozyste, qui avait chaleureusement accueilli Éric Ciotti à Paris lors de la campagne, « incarne aussi l’espoir de nous voir conquérir la capitale », ce qui « sera une étape majeure vers les victoires nationales », affirme le président du parti.

Laurent Wauquiez, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse…

Annie Genevard, qui avait assuré l’intérim à la tête de LR, deviendra secrétaire générale du parti et l’ancien négociateur européen pour le Brexit, Michel Barnier, sera en charge des relations internationales. Quant à la députée des Alpes-Maritimes Michèle Tabarot, une proche du nouveau président, elle présidera la commission nationale d’investiture, poste stratégique jusqu’ici occupé par Éric Ciotti. Le comité stratégique continuera d’intégrer les « grandes figures » du parti telles Laurent Wauquiez, Xavier Bertrand ou Valérie Pécresse, ainsi que, côté parlement, Gérard Larcher, Bruno Retailleau et Olivier Marleix.

Éric Ciotti compte nommer « dans les jours qui viennent » un « shadow cabinet » (décalque de gouvernement) d’une vingtaine de membres. « Nous sommes un parti d’opposition ayant vocation à redevenir un parti de gouvernement et de droite », assure le nouveau patron de LR, pour qui « nous n’avons pas vocation à être les supplétifs d’un pouvoir qui achève sa course ».