« Lego Masters » : « C’était très épuisant moralement et physiquement », se remémore Sébastien, gagnant de la saison 1

David et Sébastien sont les gagnants de la première saison de « Lego Masters » — Wlad SIMITCH/M6

  • Durant quatre semaines, huit binômes se sont affrontés dans la première saison de Lego Masters, finalement remportée ce mardi 12 janvier par David et Sébastien.
  • Leur dernière œuvre, qui a nécessité vingt-quatre heures de travail, sera exposée à l’hôpital Necker-Enfants malades.
  • « Les nuits sont très studieuses, et parfois on n’en dort pas », confie Sébastien à 20 Minutes​.

Ils ont empilé des dizaines de milliers de briques. Au terme de quatre semaines de compétition, David et Sébastien ont remporté la finale de la première saison de Lego Masters. Ils se partagent donc la somme de 20.000 euros et verront leur ultime structure exposée à l’hôpital Necker-Enfants malades. Une vraie fierté pour Sébastien, que 20 Minutes a interviewé quelques heures avant la diffusion du dernier épisode sur M6. Son binôme, David, n’a pas pu se joindre à la conversation en raison d’examens universitaires.

Six mois après votre victoire, vous pouvez enfin dire à tout le monde que vous avez gagné ! Soulagé ?

C’est complètement un soulagement. On me harcèle : la boulangère, la pharmacienne, la caissière de Leclerc, tout le monde me harcèle ! Je remarque qu’il y a plein de gens de tout âge qui regardent l’émission et tout le monde essaye de savoir, de démêler le vrai du faux. Même avec un masque et une casquette, tout le monde me reconnaît, c’est hallucinant.

Qui était au courant de votre victoire ?

Aucun de mes proches ne le sait, même mes amis au sein de mon association parce que je voulais leur faire la surprise. On regarde l’émission tous les mardis ensemble, donc j’arriverai en catimini avec la coupe dans le coffre de la voiture, ce sera la surprise.

Pour vous qui êtes un passionné, qu’est-ce que cela représente ?

Je suis très fier parce que j’adorais le programme, je le suivais en Australie et aux Etats-Unis. On connaissait les versions étrangères et on savait tous qu’il ne fallait pas faire un plagiat ou s’inspirer. Il fallait vraiment puiser dans notre propre imagination et c’était un plaisir de se faire un challenge comme celui-là. J’étais trop content qu’il y ait une version française et gagner la saison 1, c’est quand même marquant. Moi qui aime les challenges et les compétitions, ça fait très plaisir. Ça ne reste que des Lego et des briques, mais c’est gratifiant.

On imagine que cette aventure a renforcé vos liens avec David…

On s’est connus parce qu’il avait son petit succès grâce à son petit bras mécanique sur les réseaux sociaux. Moi qui ai créé un magazine sur les fans de Lego, Briques Mag, je souhaitais l’interviewer parce que je trouvais que c’était un garçon formidable. Je l’ai interviewé et on est devenus amis par visio ou e-mails interposés, des amis virtuels, on va dire. On a fait connaissance sur le plateau deux jours avant. On abordait les épreuves comme un binôme mystère avec nos deux caractères. On a appris à les gérer. Maintenant, on échange beaucoup plus souvent et on est en train de chercher des projets en commun d’un point de vue Lego. On est en train de chercher des choses à faire ensemble, lui dans sa partie technique et moi dans ma partie plus créative. Ça peut être sympa de proposer autre chose dans le futur.

Quel a été le moment le plus marquant de votre aventure ?

La victoire parce qu’on ne s’y attendait pas forcément, on était avec d’autres bons binômes. On ne s’y attendait vraiment pas, ça se voit à la réaction que l’on a eue. C’est ça ou l’échec du barbecue (rires). Le cochon a tenu tout du long et au dernier moment, on a voulu le changer de sens et ça ne marchait plus dans l’autre sens. On aurait dû changer notre histoire, dire qu’il avait été décapité par un méchant cuisinier. Le pont, c’était sympa à faire, les explosions aussi… Que des bons moments finalement !

Les épreuves s’étalaient sur plusieurs jours… On imagine que la réflexion continuait même lorsque vous n’étiez pas sur le plateau ?

On est très studieux quand on rentre à l’hôtel, on se fait des briefings à fond par binôme. Parfois les nuits sont courtes parce qu’on réfléchit à ce que l’on a fait, ce que l’on devrait faire, le temps qu’il nous reste pour le faire. Les nuits sont très studieuses, et parfois on n’en dort pas. Il y a des enjeux de chrono, de victoire. Plus on avançait dans la compétition, plus les nuits étaient courtes parce qu’on se posait plein de questions. C’est vraiment l’envie de bien faire. On poussait le curseur au maximum.

C’est un vrai marathon avec une vraie préparation alors ?

C’est très physique, notamment le pont où on avait à peine dix heures pour faire un pont de deux mètres de long avec énormément de briques. C’est très physique parce qu’on met beaucoup de soi, on court de partout. C’est très cérébral aussi parce qu’on réfléchit avec un chrono derrière, avec la pression des caméras, des journalistes qui sont toujours là pour nous faire parler. On se met surtout la pression aussi, c’est pour ça que l’on pleure beaucoup pour pas grand-chose mais pour l’envie de bien faire. On se prend au jeu, on oublie les caméras, on fait notre construction à fond. C’était très épuisant moralement et physiquement. On était tous ensemble 24 heures sur 24 avec l’équipe, la production, tous les autres binômes et au bout d’un mois, d’un seul coup, on rentre chez soi, on est seul parce qu’on ne peut rien dire, on est dans le secret.

Comment avez-vous réparti la somme de 20.000 euros avec David et qu’allez-vous faire de vos gains ?

On se l’est divisée en deux, et moi je vais en investir une bonne partie dans mon magazine et faire plus d’articles pour la communauté des fans de Lego. L’association est fermée à cause du Covid-19 mais j’ai des messages de tous les adhérents qui sont très impatients de revenir. Par contre, l’émission a boosté notre magazine. On ne croule pas encore sous les centaines de commandes, mais ça nous fait une bonne visibilité et on est ravis parce qu’on est bénévoles, on a créé la société il y a un an donc ce n’est pas facile.

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