Législatives 2022 : Rachel Keke, qui assure « avoir changé », reconnaît avoir partagé d’anciens messages de soutien à Marine Le Pen

Des posts, anciens, qui « ne reflètent absolument pas » son « combat politique » d’aujourd’hui. La députée Nupes-LFI Rachel Keke a reconnu avoir partagé il y a plusieurs années des messages de soutien à Marine Le Pen ou au régime syrien.

Dans un message sur sa page Facebook mercredi soir, la nouvelle députée du Val-de-Marne, explique subir depuis quelques jours « des attaques sur les réseaux sociaux, venant en particulier de l’extrême droite, visant à (la) déstabiliser et (la) décrédibiliser ». Il lui est notamment reproché, selon des captures d’écran, d’avoir publié des messages de soutien à la cheffe de file du Rassemblement national Marine Le Pen, ou au régime du président Syrien Bachar al-Assad, accusé de « crimes contre l’humanité », après le conflit en Syrie en 2011 qui a fait un demi-million de morts.

Rachel Keke ne nie pas ces messages, mais affirme avoir changé. « Il y a quelques années, j’ai repartagé sur Facebook des posts qui ne reflètent absolument pas qui je suis et ce que je défends aujourd’hui dans mon combat politique », écrit celle qui entend porter la voix des travailleurs « invisibles » à l’Assemblée. « J’ai beaucoup appris de mon engagement syndical et de la lutte à l’Ibis Batignolles », ajoute l’ancienne porte-parole de la longue grève des femmes de chambre à l’hôtel Ibis des Batignolles, qui a battu dimanche l’ex-ministre des Sports Roxana Maracineanu.

Rachel Keke affirme, « en tant qu’élue de La France insoumise et de la Nupes », partager « pleinement les combats et les valeurs de ces organisations qui ont composé cette belle union de la gauche ». « Il n’y a aucun terrain possible avec l’extrême droite. Les idées racistes, sexistes et LGBT-phobes doivent être combattues sans relâche. La lutte continue », conclut-elle.