Le voilier emprunté par la militante écologiste Greta Thunberg a été construit à la Grande-Motte

Greta Thunberg, sur le voilier qui va lui permettre de traverser l’Atlantique — Rob Ostermaier/AP/SIPA

  • Greta Thunberg traverse l’Atlantique sur un bateau, direction la COP 25 à Madrid.
  • Le voilier qu’elle a emprunté a été fabriqué à la Grande-Motte.
  • Léger, il permet de naviguer avec peu de vent, et donc d’utiliser moins les moteurs.

La Vagabonde vogue au beau milieu de l’Atlantique. A bord, il y a Greta Thunberg. La jeune militante écologiste, qui avait lancé un appel au début du mois pour dénicher une embarcation pour traverser l’océan, a jeté son dévolu sur ce très performant catamaran, qui appartient à un couple de Youtubeurs australiens.

Riley Whitelum et Elayna Carausu, dont les aventures maritimes avec leur bébé sont suivies par des centaines de milliers de curieux, ont craqué pour ce voilier il y a un presque trois ans. La Vagabonde a été construite à la Grande-Motte, à l’est de Montpellier, par l’entreprise Outremer Yachting, véritable leader dans le secteur.

Greta Thunberg, sur le voilier qui va lui permettre de traverser l'Atlantique Greta Thunberg, sur le voilier qui va lui permettre de traverser l’Atlantique – Rob Ostermaier/AP/SIPA

« Construits pour faire le tour du monde »

« Tous nos bateaux sont construits pour faire le tour du monde », confie à 20 Minutes Xavier Desmarest, le PDG du chantier, qui emploie au total 130 personnes dans la station balnéaire de l’Hérault. « En moyenne, nos propriétaires passent trois mois et demi à bord par an, contre environ cinq jours sur des bateaux de plaisance classiques, poursuit le chef d’entreprise. En plus d’être un bateau, c’est une véritable résidence. »

Ce voilier de 48 pieds, soit 14 mètres de long, est le plus petit des trois bateaux que fabrique ce géant mondial du nautisme. Six mois ont été nécessaires pour le construire, avec une équipe d’une quinzaine de personnes. « L’une des particularités de nos bateaux, c’est qu’ils sont légers, ils naviguent avec peu de vent, on utilise donc beaucoup moins les moteurs que sur des bateaux classiques », reprend Xavier Desmarest. Une qualité écologique qui a sans doute tapé dans l’œil de Greta Thunberg.

« On essaie de ne pas utiliser le moteur, c’est le but de tout marin dans le monde », a confié Riley Whitelum, lors du grand départ des Etats-Unis, le 13 novembre. « Il n’y a rien de plus satisfaisant que de se servir du vent pour rejoindre sa prochaine destination », a abondé sa compagne, Elayna Carausu. Leur traversée devrait durer environ deux semaines, direction Madrid, pour que Greta Thunberg participe à la COP 25, début décembre. Leur épopée est à suivre sur sailing-lavagabonde.com.

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