« Le Visiteur du futur » : Treize ans pour passer de la web-série à un long-métrage réussi

Dès les premières images du film, le ton est donné avec l’apparition sur l’écran des youtubeurs McFly et Carlito en techniciens de centrale nucléaire. Cette séquence ouvre Le Visiteur du futur de François Descraques dans un joyeux délire qui se propage à l’intégralité de cette comédie française de science-fiction. L’enjeu du film : rien moins que la fin du monde que doit stopper une bande de voyageurs spatiotemporels chargés d’enrayer le cours d’événements tragiques.

« Florent Dorin, qui incarne le Visiteur, et moi-même avons consacré chacun treize ans de nos vies au Visiteur du futur, explique François Descraques à 20 Minutes. Il avait 24 ans en 2009 quand il a réalisé la première des quatre saisons d’une web-série qui totalisera 45 millions de vues avant d’être déclinée en bande dessinée, en roman et en jeu de plateau. « C’est comme ça que je suis parvenu à monter le long-métrage », affiche-t-il fièrement.

Dans la mouvance de « Kaamelott »

« En fait, on a grandi et nos budgets aussi, reconnaît François Descraques. Au départ, c’était vraiment un truc délirant entre potes, puis nous avons commencé à travailler plus sérieusement pour écrire et concevoir le film. » Arnaud Ducret et Enya Baroux sont venus rejoindre la fine équipe dans le rôle d’un élu qui doit signer un contrat funeste et de sa fille écolo. « On a cherché à faire un film qui puisse plaire aux fans de la série et au grand public. Ce n’est pas une saison cinq. C’est comme si j’avais adapté une série écrite par un autre. » Le résultat est réussi : de l’aventure, de la science-fiction, des gags et un jeu réjouissant avec l’espace-temps. Le spectateur suit le Visiteur et sa bande, poursuivis par une brigade de méchants, dans des univers variés où on apprécie particulièrement une caverne remplie d’enfants débrouillards.

« Le succès du long-métrage Kaamelott nous a beaucoup aidés, insiste François Descraques, car les exploitants se sont aperçus qu’il y avait de la place pour des films comme les nôtres dans leurs salles. » Avec ses effets spéciaux convaincants, ses dialogues au cordeau et un message écologique sympathique, le film emporte l’adhésion. « Je suis fier d’être dans cette dynamique, déclare François Descraques. Notre pari est que les gens aillent voir le film au cinéma qu’ils connaissent la série ou non. » Le Visiteur de futur fait partie de ces divertissements populaires idéaux pour faire revenir un grand nombre de spectateurs en salle. Il offre d’excellents moments de rire et de cinéma.