Le #VardyGate, la « trahison » entre femmes de footballeurs qui enflamme la Toile

Coleen Rooney au Grand National Day Festival, 12 avril 2018 — Rex/Shutterstock

Il y a des jours comme ça, où des ragots sont capables de presque éclipser l’actualité. Depuis mercredi sur les réseaux sociaux, le #VardyGate est devenu viral. Le Vardy quoi ? Une querelle entre deux WAGs, le terme anglais pour femmes de footballeurs. D’un côté celle qui se présente comme la « victime » : Coleen Rooney, femme de Wayne Rooney. De l’autre, la « présumée coupable » (par Coleen) : Rebekah Vardy, femme de Jamie Vardy. 20 Minutes vous explique tout.

Que s’est-il passé ?

Depuis plusieurs années, Coleen Rooney voyait déballer dans le célèbre tabloïd The Sun des détails de sa vie personnelle qu’elle partageait sur les stories de son compte Instagram secret, et donc limité à la vue de ses proches. Lasssée, elle décide alors il y a quelques mois de tendre un piège à la personne qu’elle suspecte être à l’origine des fuites. Un piège simple mais efficace, puisqu’elle décide de bloquer la vue de ses stories à tous, sauf à celle qu’elle suspecte d’être la « taupe » du Sun. Au fil des mois, elle y dissémine de fausses informations comme par exemple l’intention de refaire de la téléréalité ou un voyage au Mexique pour choisir le genre de son futur bébé…

La révélation

Qu’elle n’est pas notre surprise à 20 Minutes, de découvrir le post de Coleen Rooney mercredi sur Twitter : « Cela a été dur de tout garder pour moi et de ne rien commenter, surtout quand je voyais les stories fuiter dans la presse, mais il le fallait. Je sais maintenant avec certitude quel compte et quelle personne est la source des fuites. J’ai sauvegardé et fait des captures d’écran de toutes les stories qui montrent clairement qui les a vues. C’est… le compte de Rebekah Vardy. »

La bombe éclate, les réseaux s’enflamment, la presse s’en empare. Le Guardian, l’Independent, Wired, Usa Today, CNN, le Daily Mail et même le New York Times… Toute la presse anglo-saxonne,  people et généraliste confondues en a parlé.

Pourquoi autant d’intérêt ?

Tout d’abord, tous les ingrédients du scandale sont réunis : une trahison entre deux amies célèbres qui se disputent à la face du monde entier et une humiliation publique via un post Twitter. Mais surtout l’enquête 2.0 de Coleen Rooney sous la forme de piège tendu, qui lui vaut désormais le surnom de Wagatha Chrisite, mélange de WAG et bien sûr de la célèbre écrivaine de roman policiers. Madame Rooney est ainsi devenue la meilleure détective du monde. Enfin, il ne s’agit pas de n’importe quelles femmes.

Comme le rappelle le New York Times, il s’agit de femmes de footballeur, les WAGs (wife and girlfriend), qui ont un statut bien à elles en Grande-Bretagne. Coleen Rooney a fait partie de celles qui ont rendu l’acronyme célèbre durant la Coupe du Monde de football de 2006 en Allemagne, accompagnée de ses acolytes de soirées Victoria Beckham et Cheryl Cole qui défrayaient la chronique. Elle est alors devenue un modèle pendant un temps pour de nombreuses jeunes filles qui rêvaient d’épouser un footballeur et de baigner dans le luxe.

Des rêves qui se sont un peu envolés avec le temps quand l’opinion publique et les médias se sont soudainement rendu compte que le label « femme de footballeur » était réducteur, en plus d’être sexiste. C’est justement Rebekah Vardy qui l’année dernière dénonçait le terme de WAG : « C’est une expression démodée car nous ne sommes pas définies par ce que nos maris font. Nous sommes aussi des personnes », s’emportait-elle l’été dernier dans le Grazia britannique.

Le #VardyGate est-il vraiment important (spoiler : moui) ?

A ce jour, Rebekah Vardy dément fermement les accusations et compte porter plainte contre Coleen Rooney. Le Sun n’a cependant pas démenti les soupçons selons lesquels Rebekah Vardy serait sa source.

Vous n’avez toujours pas compris l’appétence de médias dits « sérieux » sur le sujet ? Voici ce qu’en dit le Guardian, journal britannique de référence et l’un des sites d’informations les plus lus au monde : « Le monde est actuelment un flot infini de malheurs. Deux femmes de footballeurs qui ont une prise de becs publique sur Internet, c’est la parfaite distraction dont nous avons besoin. Laissez-nous au moins ça, les grincheux ». Tout est dit.

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