Le « train surfing » fait sa première victime à Marseille et inquiète

Un jeune homme de 16 ans a été retrouvé mort jeudi dernier sur les rails du  métro marseillais peu après la station de La Blancarde, a appris 20 Minutes confirmant une information de BFMTV Marseille. Selon la RTM, ce jeune homme est mort autour de 9h15 « après une chute sur les voies en pratiquant le « train surfing » ». Cette pratique consiste à «prendre», si l’on peut dire, le métro juché sur l’attelage ou suspendu à l’arrière, éventuellement en se filmant pour les réseaux sociaux.

« C’est un événement dramatique et inédit sur notre réseau », a souligné la RTM. « C’est une chose que nous prenons très au sérieux ». D’autres réseaux de transports ont eu des décès de ce type à déplorer, à Paris notamment, où dès 2014 des faits similaires étaient observés. La RATP, régie des transports parisiens, avait alors déployé une communication sensibilisant les jeunes à cette pratique extrêmement dangereuse, comme le rapportait Le Figaro.

Des vidéos publiées sur TikTok

Côté policier, on reste pour l’heure prudent sur les circonstances exactes du décès. L’enquête, confiée à la brigade de sûreté urbaine devra déterminer avec certitude ce qu’il s’est réellement passé. « Cela prendra du temps. Il va falloir retrouver des témoins passagers et exploiter les bandes-vidéo. » Ces dernières semaines, plusieurs vidéos de « train surfing » réalisées à Marseille ont pu être publiées sur les réseaux sociaux prisés des jeunes, dont deux ces trois derniers sur TikTok. Un phénomène sur lequel la police reste vigilante, sans observer toutefois d’emballement récent. « Cette problématique était bien plus identifiée en région parisienne, par exemple », commente-t-on.

Dans une de ces vidéos récente, on y voit deux jeunes marseillais, masqués et debout sur la rame dans la portion aérienne du métro, se jeter à plat ventre juste avant l’entrée dans un tunnel. Dans d’autres, on peut voir un jeune accroché à l’arrière de la rame ou encore « calé » entre deux wagons.

Le projet de modernisation du métro marseillais, baptisé « Neomma », qui prévoit « l’installation de portes palières et [de] rames d’un seul tenant, limitera le risque de ces pratiques extrêmement dangereuses », note la RTM. L’origine de ce phénomène viendrait d’Australie et de Russie où, dès 2011, de jeunes gens se filmaient en pareilles situations. Cette année-là, près de 100 personnes avaient été arrêtées en Russie pour s’être adonnées à ce « jeu » selon Le Figaro, citant la presse Russe.