Le Top 5 des arrêtés les plus loufoques pris par les maires de France

Illustration d’un maire. — ALLILI MOURAD/SIPA

  • Le maire des Essarts-en-Bocage a pris un arrêté obligeant ses administrés à « être en joie ».
  • « 20 Minutes » a sélectionné cinq arrêtés insolites pris par des maires de communes françaises.

Le plus souvent, c’est pour faire rire ou attirer l’attention. Et ça marche souvent. Depuis quelques années, les maires de communes de France rivalisent d’imagination en décrétant des arrêtés parfois complètement loufoques. La semaine dernière, l’édile d’une petite commune vendéenne a remis ça au goût du jour en créant l’arrêté qui porte l’obligation « d’être en joie ». 20 Minutes s’est amusé à sélectionner le Top 5 de ces décisions insolites.

Un arrêté avec obligation… « d’être en joie »

Le maire des Essarts-en-Bocage​, commune rurale de Vendée de 9.000 habitants, a publié « un arrêté municipal officiel » portant obligation « d’être en joie » la semaine du 5 au 11 octobre, à l’occasion de la première édition d’un festival de musique « Ville en joie ». L’arrêté, publié le vendredi 13, exige aussi « d’interdire la diffusion de toute musique qui pourrait être perçue comme déprimante ou triste, de films, d’histoires ou de livres qui se terminent mal » et demande de « produire des endorphines, les hormones du bonheur, en riant au moins trois fois par jour ».

Un arrêté contre… « les moustiques »

En juillet 2018, le maire de Briollay (Maine-et-Loire), une petite commune de 3.000 habitants, avait pris un arrêté pour interdire aux moustiques de s’introduire sur sa commune, après les crues de juin qui avaient renforcé leur présence. « J’ai été tellement interpellé par les habitants de Briollay qu’un conseiller m’a dit de prendre un arrêté contre les moustiques », avait expliqué à l’époque André Marchand, le maire. « C’est de l’humour pour faire comprendre aux gens que je ne peux rien faire ».

Un arrêté contre… « la pluie »

La pluie et le manque de soleil, les habitants de Challans (Vendée) en avaient ras la capuche. Aussi, pour défendre ses administrés, Serge Rondeau, le maire de cette commune de 20.000 âmes, avait décidé, le 14 février 2018, de prendre un arrêté municipal pour le moins inhabituel. Le texte imposait en effet au soleil de « se présenter tous les matins du lundi au dimanche dans la ville de Challans​ et par extension à tout le département de Vendée », autorisait la pluie « seulement trois nuits par semaine afin de maintenir à niveau la nappe phréatique », et, enfin, chargeait « le commandant de la brigade de gendarmerie et le responsable de la police municipale de l’exécution du présent arrêté ».

Un arrêté interdisant… « de mourir à son domicile »

Le 17 mai 2017, Christophe Dietrich, le maire de Laigneville (Oise), commune de 5.000 habitants, avait pris un arrêté municipal « portant interdiction aux Laignevillois de décéder à domicile sur le territoire de la commune ». Une décision ironique et symbolique prise pour alerter l’opinion publique sur la pénurie de médecins pour venir constater les décès. « Le désert médical qui se prépare dans notre département va engendrer une crise sanitaire que nous n’avions plus connue depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. En effet, dans deux ou trois ans, certains secteurs de notre département n’auront plus aucun médecin », avait expliqué l’élu dans un long post Facebook.

Un arrêté… « anti-ovnis »

L’arrêté est toujours en vigueur 65 ans plus tard. En novembre 1954, Lucien Jeune, maire de Châteauneuf-du-Pape (Vaucluse), avait interdit aux ovnis (objets volants non identifiés), appelés alors « soucoupes volantes » et « cigares volants », de survoler ou de stationner sur le territoire du village. Les contrevenants se verront « verbaliser par le garde champêtre », précisait le texte. Leur engin sera alors confisqué et mis à la fourrière. L’arrêté avait évidemment beaucoup fait parler.

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