Le patron de Facebook Mark Zuckerberg reçu vendredi à l’Elysée

Mark Zuckerberg, créateur de Facebook, lors de sa dernière présentation, le 30 avril 2019. — AFP

Mark Zuckerberg sur le perron de l’Elysée, pour la deuxième fois. Le patron de Facebook sera reçu vendredi par Emmanuel Macron, un an après sa précédente visite en marge du sommet «Tech for good» (la tech pour le bien commun). La régulation d’Internet sera au menu des discussions, selon l’Elysée et Facebook.

« Mark a rencontré ces derniers temps des dirigeants et des responsables politiques à travers l’Europe pour discuter de la future régulation d’internet », a indiqué ce lundi Facebook, après la publication du rendez-vous par l’agenda officiel de l’Elysée. « Mark rencontrera le président Macron pour discuter du projet de corégulation lancé l’an dernier par Facebook et le gouvernement français pour développer des propositions conjointes pour combattre les contenus haineux en ligne », a précisé le groupe américain.

Retirer tout contenu haineux en 24 heures

Le patron de Facebook comme le président français promeuvent en ce moment l’idée d’une régulation « intelligente » d’internet. Une équipe de fonctionnaires français travaille en ce moment avec Facebook pour comprendre comment le géant américain procède pour filtrer ses contenus, et va s’appuyer sur cette expérience pour proposer des pistes en matière de régulation publique.

La députée LREM Laetitia Avia a déposé le 20 mars à l’Assemblée nationale une proposition de loi « visant à lutter contre la haine sur Internet ». Selon son exposé des motifs, la proposition de loi impose notamment aux réseaux sociaux et plateformes Internet de retirer « dans un délai de 24 heures après notification tout contenu comportant manifestement une incitation à la haine ou une injure discriminatoire à raison de la race, de la religion, du sexe, de l’orientation sexuelle ou du handicap ».

Un appel aux pouvoirs publics

Le texte avait été annoncé par Emmanuel Macron en février devant le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), après une vague d’actes antisémites. Les réseaux sociaux sont souvent accusés de ne pas expurger assez vite les publications problématiques ou choquantes. Facebook lui-même s’était retrouvé sur la sellette après la tuerie en mars dernier dans deux mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande, perpétrée par un suprémaciste blanc. Le tireur avait diffusé l’attaque en direct sur Facebook.

Le 30 mars dernier, Mark Zuckerberg avait appelé dans une tribune de presse les pouvoirs publics à jouer un « rôle plus actif » pour réguler Internet. Il avait estimé qu’il fallait de nouvelles réglementations dans quatre domaines : les contenus violents et haineux, l’intégrité des élections, la protection de la vie privée et la portabilité des données.

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