Le parti Renaissance va se renommer « Nouvelle République » : irritation face au « plagiat »
Le quotidien régional La Nouvelle République a consacré un éditorial critique à l’intention de Gabriel Attal de rebaptiser le parti présidentiel Renaissance, le qualifiant de « plagiat ». L’entourage de Gabriel Attal a indiqué que le président du directoire de La Nouvelle République, Olivier Saint-Cricq, avait été « informé il y a quelques mois » de cette « réflexion » sur le nom.
Le projet de renommer le parti présidentiel Renaissance a provoqué la moquerie du quotidien régional *La Nouvelle République*, qui a publié lundi soir un éditorial critique le qualifiant de « plagiat ». Cette réaction est due à l’intention supposée de Gabriel Attal de donner à sa formation le même nom que celui du groupe de presse, que le journal utilise « depuis huit décennies ».
Dans cet éditorial, le quotidien souligne que « le parti du président de la République changera bientôt de nom. Problème, il opterait pour le nom d’un groupe de presse historique : le nôtre », et dénonce un « hommage embarrassant ». La rédaction mentionne que « la timidité de Gabriel Attal est émouvante », notant que le responsable politique « n’a en effet pas osé informer la NR de son idée ». Le journal rappelle également vendre « 120.000 journaux » chaque jour « dans cinq départements ».
Cette interprétation est cependant contestée par l’entourage de Gabriel Attal, qui a affirmé lundi soir à l’AFP que le président du directoire de *La Nouvelle République*, Olivier Saint-Cricq, avait bien été « informé il y a quelques mois » de cette « réflexion » sur le nom. Bien que Renaissance, fondé par Emmanuel Macron en avril 2016 sous l’appellation En Marche !, ne doive être officiellement rebaptisé qu’après les élections municipales, la nouvelle dénomination est déjà affichée sur le fronton du siège du parti.
Selon RTL, Gabriel Attal a consulté des juristes pour éviter tout risque de conflit avec le quotidien régional, qui se moque en retour de la « prudence » de l’ancien Premier ministre. Dans le même éditorial, rédigé par Luc Bourriane, directeur de la rédaction, le journal termine en espérant que le responsable politique « ne lui empruntera pas ses vieux logos et autres slogans fédérateurs » et l’invite, avec sarcasme, à « s’intéresser aux municipales », un scrutin « dans lequel son parti peine à peser ».

