Le mouvement lancé par Laurent Joffrin est « la démonstration que Hollande n’est jamais loin de la politique », selon Olivier Dussopt

Laurent Joffrin, directeur de la rédaction de Libération — IBO/SIPA

Le lancement lundi par Laurent Joffrin, ex-directeur de Libération, d’un « nouveau mouvement » politique est une « illustration de plus de la fracturation de la gauche », mais aussi la « démonstration que François Hollande​ n’est jamais loin de la politique », assure le ministre délégué chargé des Comptes publics Olivier Dussopt, venu du PS.

Lors d’une conférence de presse lundi matin à Paris, Laurent Joffrin, proche de l’ancien président de la République, a lancé un appel à « la recomposition » de la gauche, s’adressant à tous ceux qui sont « soucieux de l’avenir de la planète et de la cohésion nationale ».

« La question sociale restera centrale »

Pour Laurent Joffrin, la gauche a besoin d’une « force centrale qui place l’écologie au cœur de l’action publique ». Mais « la question sociale, surtout dans la période qui s’ouvre, restera centrale », affirme-t-il.

« C’est une illustration de plus de la fracturation de la gauche, entre celles et ceux qui croient encore à la social-démocratie, qui essayent de s’y raccrocher, et puis celles et ceux qui se mettent dans la roue de La France insoumise et qui rentrent dans une forme de protestation », a commenté sur Cnews le transfuge du Parti socialiste, qui a bénéficié d’une promotion au sein du gouvernement et à Bercy où il était secrétaire d’Etat à la Fonction publique.

« C’est aussi la démonstration, pour ceux qui en doutaient, que François Hollande n’est jamais loin de la politique. (…) C’est peut-être un signe effectivement, mais c’est à lui de le dire, et à eux de le dire », a-t-il ajouté.

Dépasser « les formations de la gauche historique »

« Je le regarde avec une forme d’attention, car il y a des choses qui peuvent être intéressantes, de là à y croire, je ne franchis pas ce pas », a précisé l’ancien député PS de l’Ardèche.

« Il y a dans la majorité présidentielle des hommes et des femmes attachés à la social-démocratie, [le ministre des Affaires étrangères] Jean-Yves Le Drian et moi en faisons partie, (…) et nous pensons (…) que toutes celles et ceux qui sont attachés à la social-démocratie, qui sont attachés au progressisme (…) qui veulent venir à nos côtés (…) sont les bienvenus et nous y travaillons », a encore fait valoir cet ex-proche de Martine Aubry devenu vallsiste, et qui a fait son entrée au gouvernement en novembre 2017.

« Il faut créer un nouveau mouvement, qui englobe et dépasse les formations de la gauche historique, notamment le PS », écrit Laurent Joffrin dans son appel qui regroupe « quelque 140 signataires, intellectuels, experts, chefs d’entreprise, militants associatifs ou syndicaux, créateurs et artistes ».

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Laurent Joffrin appelle à « la recomposition » de la gauche

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