France

Le gouvernement ne légifère pas sur le travail le 1er-Mai 2023.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a « décidé de ne pas demander la convocation de la commission mixte paritaire » qui devait reprendre le très sensible texte sur le travail le 1er-Mai. Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a rappelé lundi que le 1er-Mai était « le seul jour férié, chômé et payé ».

Mise à jour 20h23 : Réactions des syndicats et de Bruno Retailleau (LR)

Renoncement ou simple reculade ? Le Premier ministre Sébastien Lecornu a « décidé de ne pas demander la convocation de la commission mixte paritaire » chargée de reprendre le texte controversé sur le travail prévu pour le 1er mai, suite à son rejet tactique dans l’hémicycle vendredi dernier.

Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a rappelé lundi que le 1er mai était « le seul jour férié, chômé et payé » et a affirmé que « ce principe général doit continuer à prévaloir même si certaines dérogations sont possibles », à l’issue d’une réunion à ce sujet avec les syndicats. Il a également affiché l’objectif de trouver une réponse « avant le 1er mai 2027 à l’insécurité juridique actuelle ».

Les syndicats réjouis, Retailleau furieux

La proposition de loi sur le 1er mai, vivement critiquée par les syndicats, visait à autoriser le travail des salariés dans des commerces de proximité tels que boulangeries, pâtisseries, primeurs, boucheries, fleuristes, ainsi que dans des établissements culturels (cinémas, théâtres). Grâce à une motion de rejet, le texte aurait pu être adopté sans examen en première lecture après une commission mixte paritaire (CMP) convoquée rapidement pour qu’il soit applicable dès le 1er mai, conformément au souhait de l’exécutif.

Sophie Binet, la leader de la CGT, s’est réjouie que le ministre « ait entendu les alertes des organisations syndicales ». « Ce 1er mai sera complètement classique », a déclaré Yvan Ricordeau, secrétaire général adjoint de la CFDT.

Cette réaction contraste avec celle de Bruno Retailleau, président du parti Les Républicains, qui a dénoncé lundi soir des « capitulations à répétition » de l’exécutif. Gabriel Attal, président du groupe Ensemble pour la République à l’Assemblée, a quant à lui « déploré » la décision du gouvernement sur un texte « pour la liberté ».

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