« L’amour est dans le pré » : Les secrets du casting particulier de la saison 17

Oubliez le dîner aux chandelles en amoureux. En cette Saint-Valentin, M6 sort le grand jeu avec la première partie des portraits des nouveaux agriculteurs et agricultrices de L’amour est dans le pré. Neuf hommes et quatre femmes vont tenter de trouver chaussure à leur pied devant les caméras lors de cette dix-septième saison. Première étape : se présenter à Karine Le Marchand pour toucher le petit cœur de son âme sœur qui se trouvera peut-être devant son poste de télé ce lundi.

600 candidatures ont été envoyées à la production cette année. Une fois l’appel à candidatures bouclé, les personnes chargées du casting sont entrées en contact avec environ 400 d’entre elles. « Il y a ceux qui ne répondent pas, ceux qui ne mettent pas leur numéro de téléphone », énumère Anne Cantegrit Thomas, conseillère artistique de l’émission.

Coquin de sort, encore lui !

Parmi tous les visages de cette édition, il y en a un qui n’a même pas envoyé sa candidature. Pas de lettre de motivation, pas de présentation vidéo, rien ! Et pour cause, il s’agit d’un arboriculteur que les équipes connaissent bien : Thierry, personnage de la dixième saison en 2015, recherche à nouveau l’amour. En sept ans, sa vie sentimentale n’a pas beaucoup évolué. « En discutant un jour, je lui ai demandé si ça lui disait de le refaire. Il a bien réfléchi, il n’a pas du tout sauté sur l’occasion. Sa réflexion a duré des mois », assure Anne Cantegrit Thomas, qui a gardé le contact avec lui depuis sa première participation.

Après de multiples discussions entre Karine Le Marchand, la production et la chaîne, son retour est signé. Et c’est parce que c’est un homme nouveau qu’il apparaît au casting cette année. Les imprimés léopards, c’est terminé ! « On a beaucoup discuté avec lui des tenants et des aboutissants. Il dit lui-même que s’il ne rencontre personne à 65 ans, il sait que ce sera fini », raconte la directrice artistique. Thierry avait donc le profil idéal pour permettre à un agriculteur de revenir se prêter au jeu de L’amour est dans le pré, une première en dix-sept ans.

Dans la famille d’agriculteurs, je voudrais le père et la fille

Ce qui est nouveau, c’est aussi le profil de Jean-Paul et Emmanuelle. Après les jumeaux Joseph et Rémi en 2012, M6 nous offre un binôme inédit : un père et sa fille. Lui a 70 ans, elle 42. Ils sont tous les deux viticulteurs dans le Grand-Est et célibataires au même moment. « C’est sympathique d’avoir un père et sa fille mais ce n’est pas qu’une opération de com, promet Anne Cantegrit Thomas. C’est aussi parce que ce sont deux personnes qui ont vraiment envie de trouver leur âme sœur et qui, pour des raisons différentes, ne l’ont pas maintenant. »

Puisque le tournage du séjour à la ferme devrait s’organiser en même temps pour eux, faut-il s’attendre à une version Inceptionde L’amour est dans le pré ? « Ils vont se rencontrer tous les six sur l’exploitation ou lors d’un dîner. On peut aussi imaginer que le père et la fille se voient sans leurs prétendants », anticipe la conseillère artistique. Précisons tout de même que Jean-Paul et Emmanuelle ne vivent pas ensemble et qu’il y a peu de risques de voir la ferme se transformer en Loft Story.

Alain et Guillaume, la « vraie victoire » de l’émission

Depuis quelque temps, L’amour est dans le pré fait avancer la société en suivant les aventures amoureuses de Thomas, Mathieu ou encore Delphine, des agricultrices et agriculteurs homosexuels. Mais cette année, deux participants masculins cherchent l’homme de leur vie. Là encore, c’est la première fois que cela se produit. « Il n’y a jamais eu de quota, souligne Anne Cantegrit Thomas. Qu’il y en ait deux cette année, ce n’est même pas un sujet. »

Alain et Guillaume font donc partie des agriculteurs homosexuels qui sont « de plus en plus nombreux chaque saison » à envoyer leur candidature. « Ils représentent le fait que dans l’agriculture, comme dans n’importe quel milieu, il y a des gens homos et hétéros. C’est la représentation de l’évolution de la société et c’est une vraie victoire », sourit la directrice artistique.

La maturité, critère primordial de sélection

Au moment de sélectionner les agriculteurs et agricultrices qui composent la photo de famille de la saison, l’âge n’est pas une donnée prise en compte. En revanche, c’est la maturité des postulants qui va faire la différence, et c’est ce qui explique pourquoi Noémie, 25 ans, et Alain « le Breton », 72 ans, se retrouvent parmi les profils retenus. « On a beaucoup de candidatures entre 25 et 35 ans et on en garde très peu parce qu’il faut cette maturité », témoigne Anne Cantegrit Thomas. La benjamine de la saison a, par exemple, démontré cette qualité en montant sa ferme et en empruntant un crédit sur vingt ans, « ce qui veut dire qu’elle est capable de s’engager, de créer sa famille. »

A contrario, ce que les équipes du casting regardent d’abord avec les personnalités plus mûres (qui ont l’âge d’être à la retraite, quoi), c’est tout simplement si elles sont toujours en activité. A 70 ans, Jean-Paul continue à travailler au milieu de ses vignes et Alain « le Breton », 72 ans, organise des promenades d’équitourisme. Qui sait, dans quelques mois, peut-être que c’est lui qui, grâce à l’émission, se baladera en calèche avec la femme de sa vie.