Lait infantile : « Jusqu’à deux fois par an »… Contrôle de la nourriture pour bébé ?
L’entreprise Vitagermine a annoncé dimanche le rappel de trois lots de son lait infantile Babybio Optima, potentiellement contaminé par la bactérie « céréulide ». Depuis 2021, tous les rappels doivent obligatoirement être publiés sur le site Internet Rappel Conso.
Les rappels de produits se multiplient. Après Lactalis, Nestlé et Danone, la société Vitagermine a annoncé dimanche le rappel de trois lots de son lait infantile Babybio Optima, qui pourrait être contaminé par la bactérie « céréulide ». Cette bactérie peut causer diarrhées et vomissements et représente un danger pour les nourrissons. Face à la gravité de la situation, plusieurs interrogations émergent. Comment une telle contamination a-t-elle pu se produire ? Comment les laits et aliments destinés aux enfants sont-ils surveillés ?
### Auto-contrôles des fabricants
Les fabricants ont la responsabilité des produits qu’ils commercialisent. Avant leur mise sur le marché, ils doivent réaliser des auto-contrôles pour s’assurer que leurs produits ne présentent aucun risque. Si un produit est jugé non conforme, il doit être écarté. « Mais parfois, cette détection est plus tardive, après la mise sur le marché », en raison notamment de « délais d’analyse », précise le ministère de l’Agriculture à 20 Minutes.
C’est exactement ce qui s’est produit avec les laits infantiles concernés. Le produit, déclaré non conforme lors d’un contrôle ultérieur, oblige le fabricant à informer les autorités et à le retirer du marché. Il doit également procéder au rappel des produits déjà distribués. Depuis 2021, tous les rappels doivent être publiés sur le site Internet Rappel Conso.
### Inspections deux fois par an
Les autorités sanitaires françaises ont également un rôle à jouer dans le contrôle. Depuis 2024, cette responsabilité incombe à la direction générale de l’alimentation (DGAL) du ministère de l’Agriculture. Ce sont les services départementaux de la DGAL qui délivrent les agréments sanitaires des producteurs de lait infantile et effectuent les contrôles officiels.
En ce qui concerne la fréquence de ces contrôles, cela « dépend de l’analyse de risque appliquée aux établissements, tenant compte notamment du volume de production, du type de procédés, des matières premières ou encore des résultats de la dernière inspection », explique le ministère de l’Agriculture. Un producteur de lait en poudre infantile agréé peut être inspecté deux fois par an s’il est considéré « à risque », assure le DGAL.
### Un Plan de maîtrise sanitaire
Les contrôles officiels visent à s’assurer que les produits respectent bien le « Plan de maîtrise sanitaire ». « Ce document décrit les mesures mises en place par le fabricant tout au long de la chaîne de production pour garantir que le produit final reste sain, de la réception des matières premières jusqu’à sa mise sur le marché », détaille le ministère.

