La hausse des tarifs de l’électricité en 2023 sera « contenue », assure Bruno Le Maire

La hausse des tarifs d’électricité pour les consommateurs sera « contenue » en 2023, alors que les prix ont explosé sur les marchés de gros, a assuré samedi le ministre de l’Economie Bruno Le Maire. « Le plafonnement à 4 % sera maintenu jusqu’à la fin 2022, il n’y aura pas de rattrapage sur ce plafonnement en 2023, et les hausses dont a parlé le président de la République et la Première ministre seront des hausses contenues », a déclaré le ministre en marge du congrès des cadres de la majorité à Metz.

Le ministre a ensuite précisé que les « hausses contenues » à venir en 2023 concerneraient aussi le prix du gaz, sans plus détailler. « Pour les ménages les plus modestes, il y aura des chèques énergie qui permettront d’aider ceux qui sont les plus en difficulté pour payer leurs factures d’énergie », a ajouté Bruno Le Maire.

« Pas de brutalité économique pour les ménages français »

« Nous ne voulons pas que l’inflation se traduise par de la brutalité économique pour les ménages français », a souligné le ministre. « Nous voulons que ce soit doux, supportable, contenu », a-t-il martelé, ajoutant que les effets de l’inflation pour la population devaient être « lissés dans le temps ».

Pour les entreprises, Bruno Le Maire a dit vouloir simplifier l’accès à un fonds de trois milliards d’euros pour celles qui ont des difficultés à payer leur facture d’électricité. Il a aussi rappelé que 1,5 million de PME bénéficiaient du tarif régulé de l’électricité et que d’autres bénéficiaient de tarifs préférentiels.

« Nous ne sommes pas pris de court »

Enfin, interrogé sur le coût pour l’État de ces aides et du plafonnement des prix de l’énergie, Bruno Le Maire a indiqué que « toutes les prévisions budgétaires ont été faites en intégrant l’augmentation très forte des prix de l’électricité et du gaz. Nous ne sommes pas pris de court ».

Les prix de gros de l’électricité pour 2023 ont battu ce vendredi un record pour la France a atteignant plus de 1.000 euros le mégawatt/heure (MWh), contre environ 85 euros le MWh il y un an. Les cours du gaz évoluaient quant à eux cette semaine à des niveaux historiques, plus vus depuis le début de l’invasion russe en Ukraine, soit plus de 300 euros le MWh.