La gauche condamne les «dérives insupportables» de Jean-Luc Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon, le 9 décembre 2018, à Bordeaux. — SIPA

Jean-Luc Mélenchon critiqué par la gauche. Le premier secrétaire du Parti socialiste (PS) Olivier Faure a souligné la « dérive insupportable » du leader de la France insoumise (LFI). Un sondage montre que sa popularité est en baisse auprès des Français.

« Jean-Luc Mélenchon lui-même considère qu’il a quitté la gauche, il est sur autre chose et prend un risque considérable à créer des dynamiques qu’il ne maîtrisera pas et qui peuvent conduire à une fusion des Rouges et des Bruns », a dénoncé le député socialiste sur Franceinfo, faisant référence à un rapprochement avec le Rassemblement national. « Ce serait une initiative dramatique (…) qui conduirait la France dans le mur », a-t-il mis en garde.

« Les rives de la gauche »

« De ce point de vue, il est totalement condamnable et on ne peut pas aujourd’hui le suivre dans cette dérive qui est une dérive insupportable parce qu’elle peut conduire au pire », a-t-il poursuivi. « J’ai toujours voulu distinguer ce qu’était la gauche de gouvernement, réformiste, européenne, écologiste, et cette gauche qui est passée à autre chose et qui considère que le populisme est un horizon possible, ce qui n’est pas le mien, ni aujourd’hui, ni demain », a-t-il encore souligné.

Jean-Luc Mélenchon a « quitté les rives de la gauche », avait estimé au début du mois Benoît Hamon, fondateur du mouvement Générations, après les prises de position du leader de la France insoumise dans la crise des « gilets jaunes ».

Recul dans les sondages

Selon le baromètre Elabe pour Les Echos et Radio Classique, cité par BFMTV, Jean-Luc Mélenchon connaît un net recul dans les sondages depuis trois mois, perdant plus de 18 points. D’après Les Echos, l’une des raisons de cette chute serait sa réaction de colère au moment des perquisitions au siège de son parti.

Manon Aubry, la tête de liste LFI aux élections européennes, a jugé vendredi que les allusions sur un rapprochement entre son parti et le RN sont « scandaleuses ». « Tout nous oppose avec le Rassemblement national », a assuré sur RTL cette spécialiste de la question de l’évasion fiscale qui mène à 29 ans sa première campagne politique.

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