La France insoumise : premier conseil politique, sans Ruffin, Autain, Corbière ni Garrido

C’est la politique de la chaise vide. La France insoumise tient ce lundi son premier conseil politique, instance de débat stratégique au pouvoir encore flou. Mais plusieurs figures mécontentes de la refonte de la direction n’iront pas, de Clémentine Autain à François Ruffin en passant par Alexis Corbière.

Le conseil politique a commencé à 13h30 « sur la base de ce qui a été décidé lors de l’assemblée représentative du 10 décembre », a indiqué le coordinateur de LFI Manuel Bompard. « A ce titre, Eric Coquerel y est bien invité en tant que président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, et deux représentants de Picardie Debout de François Ruffin et de la Gauche écosocialiste de Clémentine Autain ont également été conviés et ont indiqué leur participation », a-t-il détaillé.

Un « rétrécissement » critiqué

Sollicitée par l’AFP, la députée Clémentine Autain a répondu : « Non je n’y serai pas, non je ne suis pas invitée. (…) Je ne suis pas membre de la direction de Gauche écosocialiste et ils le savent bien ». François Ruffin a indiqué vendredi qu’il enverrait un représentant de Picardie Debout.

La députée Raquel Garrido a pour sa part regretté sur RFI qu’Alexis Corbière et elle ne soient pas invités : « Non je ne suis pas convoquée, ni Alexis Corbière. Ni François Ruffin ni Clémentine Autain n’y seront présents. Donc c’est bien la preuve que l’ouvrage reste sur le métier. » Ces quatre figures ont critiqué en décembre un « rétrécissement » de LFI lorsque la nouvelle coordination a été désignée. Un séminaire du groupe parlementaire a été consacré à ce sujet le 9 janvier.

Promesse d’évolutions

« J’ai émis des critiques sur cette nouvelle direction de LFI, relayées assez majoritairement au sein du groupe parlementaire lors du séminaire, qui doit encore travailler une deuxième journée pour faire des propositions d’amélioration », a rappelé Raquel Garrido.

Lors de la crise, Manuel Bompard avait argué que, à côté de la coordination, c’est le conseil politique qui devait représenter la pluralité du mouvement et de ses partenaires. « La réunion du jour est une première réunion, la composition du conseil peut être amenée à évoluer sur la base des propositions des uns et des autres », a-t-il promis lundi.