La Croisette s’amuse: Terrence Malick apparaît, Tarantino alerte, Adèle et Noémie s’enflamment

Terrence Malick le 19 mai à Cannes — Gerome Kochan/Action pres/SIPA

De notre envoyé spécial à Cannes, Stéphane Leblanc

Qui est à Cannes, sous la grisaille, ce lundi 20 mai ? Robert Pattinson à la Quinzaine, Isabelle Huppert en compète, Willem Dafoe hors compète mais aussi…

La surprise du jour : Terrence Malick s’invite en projection

A Cannes, certains l’ont reconnu sans en être tout à fait sûr. Et pourtant, Terrence Malick, le plus secret des cinéastes, invisible en public depuis des lustres, et qui n’est même pas venu cherché sa Palme d’or pour L’Arbre de vie en 2011 était là en chair et en os, dans le Grand Auditorium Lumière, pour la projection officielle de son film Une vie cachée. Personne n’a vu venir le réalisateur, puisqu’il n’a pas monté les marches. Et puis, surprise…

Terrence Malick a bien évidemment a eu droit à une standing ovation. Son film, très long (2h53), très dur, mais d’une beauté à couper le souffle, sur le destin d’un objecteur de conscience autrichien pendant la deuxième guerre mondiale, fait désormais figure de grand favori pour la palme d’or. Nos raisons à lire ici.

Le carton du jour : Tarantino s’inquiète des spoilers

Ce n’est pas un carton d’invitation, mais une lettre de recommandation destinée à l’ensemble des festivaliers qui auront la chance d voir son film en avance : Quentin Tarantino demande aux spoilers de tout poil de s’abstenir de divulgâcher le plaisir des futurs spectateurs.

Vous qui n’êtes pas sur la Croisette mais qui montez quand même chaque soir les marches de votre cage d’escalier, vous l’avez bien compris : dès demain vers 19h30, on respectera les vœux du plus grand cinéaste en activité et on ne vous parlera donc de Once upon a time in Hollywood que pour vous dire si c’est bien, ou pas. Sans rien révéler de son intrigue et de ses rebondissements.

La projection du jour : « Portrait de la jeune fille en feu » de Céline Sciamma

Ce film, Portrait de la jeune fille en feu, est notre palme du cœur, à 20 Minutes, mais en dépit des qualités de sa mise en scène et du traitement de son sujet (la liaison entre une femme peintre et son modèle dans la France du 18e siècle), il sera difficile pour Céline Sciamma de lutter contre Terrence Malick (désormais archi-favori avec Une vie cachée) et même Pedro Almodovar (devenu outsider avec Douleur et Gloire) dans la course à la palme d’or.

Il n’empêche : les prestations de Noémie Merlant (la peintre) et d’ Adèle Haenel (son modèle) sont si complémentaires qu’on les verrait bien partager un prix d’interprétation comme l’avaient fait Elodie Bouchez et Natacha Régnier pour La vie rêvée des anges en 1998. Ce choix serait des plus judicieux, comme on vous l’explique là.

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