La Croisette s’amuse avec Elia Suleiman, Philippe Katerine, Bruno Delbonnel et Quentin Tarantino

L’actrice Yasmine Hamdan et l’acteur Gael Garcia Bernal autour du cinéaste palestinien Elia Suleiman le 24 mai au Festival de Cannes — Vianney Le Caer/AP/SIPA

De notre envoyé spécial à Cannes, Stéphane Leblanc

Qui est encore à Cannes, en cette fin de festival – qui commence à se clairsemer – ce vendredi 24 mai ?  Virginie Efira dans un film au féminisme assumé, Abdellatif Kechiche sans son actrice principale Ophélie Bau, apparemment choquée de ne pas avoir été prévenue de la longue scène de sexe qui l’attendait à l’écran…

La projection du jour : « It Must be heaven » de Elia Suleiman

De l’humour en compétition, on n’y croyait plus et pourtant, la voilà, la palme de la mise en gags de situations plus drôles les unes que les autres, entre Buster Keaton et Jacques Tati. Elia Suleiman est Palestinien, certes, mais It Must be heaven, film qui interroge l’appartenance à un groupe et l’identité se passe majoritairement à Paris, puis à New York, pour montrer que l’absurdité du monde qui nous entoure est un phénomène universellement partagé.

L’interview du jour : Philippe Katerine et William Lebghil

Les deux comédiens étaient en grande forme sur la plage de la Quinzaine pour parler avec 20 Minutes de réfrigérateurs intelligents et autres objets connectés, à l’occasion de la présentation d’Yves, jeudi soir en cloture de la Quinzaine des réalisateurs. Pour reprendre le pouvoir face aux machines, Philippe Katerine propose de « vivre nu ». William Lebghil est moins catégorique, même s’il aime bien l’idée.

La citation du jour : « Au moins, on ne rentrera pas à la maison les mains vides »

Quentin Tarantino est venu en personne chercher la Palm Dog décernée à la chienne de son film, Once Upon a time in Hollywood. Le réalisateur n’est pas dupe : il ne pense pas que son film ait de grande chance de décrocher un prix. « Attendez de voir », a-t-il nuancé malgré tout. 20 Minutes a consacré un petit reportage à cette remise de palme.

Le prix du jour : Le prix Angénieux à Bruno Delbonnel

Cet homme, que le Festival honorait ce vendredi soir, a signé l’image de quelques-uns des derniers films de Tim Burton (Miss Peregrine, Big Eyes) et des frères Coen (Inside Lewyn Davis). Bruno Delbonnel s’est vu remettre le prestigieux prix Angénieux du chef opérateur de l’année. « Il n’y a pas de secret dans notre travail : il faut se mettre au service des cinéastes en évitant les malentendus », prévient-il. Modeste, malgré son prix, Bruno Delbonnel a aussi pointé l’absurdité pour un technicien comme lui d’être à Cannes : « A côté de Tarantino, Brad Pitt ou Leonardo DiCaprio, je me dis qu’un chef op n’a rien à faire sur les marches et qu’il a plutôt tendance à gêner pour la photo… » 

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