«La catastrophe est immense»… L’incendie dans le Péloponnèse en passe d’être maîtrisé, nouveau feu à Rhodes

Pour le deuxième jour consécutif, et par des températures caniculaires, les pompiers luttaient toujours dimanche pour éteindre un feu de forêt qui ravage le nord-ouest de la péninsule grecque du Péloponnèse, près de la ville de Patras.

Mais selon les pompiers, « le feu est en passe d’être maîtrisé ». « Il reste quelques foyers épars », ont-ils ajouté dans un communiqué dimanche soir.

Des pertes lourdes pour les habitants ?

Huit personnes ont été hospitalisées avec des problèmes respiratoires et des brûlures, dans des hôpitaux de la région qui restent sur le qui-vive, selon la protection civile grecque.

« La catastrophe est immense », a confié Dimitris Kalogeropoulos, le maire d’Aigialeias, l’un des villages proches de l’incendie.

« Il n’y a pas encore eu d’évaluation officielle des dégâts, mais une dizaine de maisons ont brûlé dans la région de Ziria, des hangars agricoles, des étables pour les bêtes ont été également détruits, ce qui représente beaucoup pour les habitants de la région qui vivent de l’agriculture », a-t-il précisé à l’agence de presse grecque ANA. La mairie d’Aigialeias a mis à disposition dès samedi des hébergements d’urgence pour les habitants qui avaient dû fuir les villages entourés par les flammes.

« Nous avons vécu un enfer »

Dans les villages de Ziria, Kamares, Achaias, Labiri, près de trente maisons, des hangars agricoles et des étables ont brûlé, des champs entiers d’oliviers ont été détruits, selon le journal local Patrastimes. « Nous avons vécu un enfer, nous avons eu peur de tout perdre dans les flammes », raconte à l’AFP Giorgos Alexopoulos, un habitant de Ziria.

Sur le front de mer, la station balnéaire de Loggos a été également évacuée. Près d’une centaine d’habitants et de touristes ont été transportés samedi soir par la police portuaire vers le port d’Aigio, à quelques kilomètres du village.

Une situation qui s’améliore ?

Dimanche dès l’aube, près de 300 pompiers, avec 77 camions, deux bombardiers d’eau et cinq hélicoptères étaient de nouveau sur le front pour éteindre le feu. Mais d’après le ministre de la Protection du Citoyen, Michalis Chryssochoïdis, qui s’est rendu dimanche sur place pour évaluer les dégâts du feu, « la situation actuelle est meilleure que celle de samedi ».

« Une centaine de propriétés ont été sauvées grâce au combat mené par les pompiers avec les flammes. Nous restons prudents et (…) nous allons soutenir nos concitoyens touchés par cet incendie », a-t-il aussi tenu à souligner.

L’autoroute principale reliant Corinthe à Patras qui avait été fermée à la circulation samedi, tout comme le pont de Rio-Antirio reliant le Péloponnèse et la Grèce continentale, ont rouvert dimanche.

13.511 hectares déjà partis en fumée

D’après le système européen d’information sur les feux de forêt (EFFIS), 13.511 hectares avaient brûlé au 1er août en Grèce. Depuis 24h, 60 feux de forêt se sont déclarés selon les pompiers.

Dimanche, un nouveau feu important s’est déclaré sur l’île de Rhodes dans la région de Pandanassa, où 67 pompiers avec 20 véhicules, trois bombardiers d’eau et quatre hélicoptères ont été déployés.

Les pompiers ont évacué la zone surnommée la « vallée des papillons » où se trouvaient des habitants et des touristes par précaution. Des coupures d’électricité ont également eu lieu sur l’île.

La Grèce fait face à une nouvelle vague de chaleur depuis vendredi, avec des températures oscillant entre 42 et 44 degrés Celsius, selon les services météorologiques.

Asséchées par la chaleur, les forêts grecques connaissent chaque été des incendies. Il y a quelques jours, un incendie a ravagé le mont Penteli, à proximité d’Athènes. En juillet 2018, 102 personnes avaient trouvé la mort dans la ville côtière de Mati, près d’Athènes, le pire bilan provoqué par un incendie dans le pays.