Journées du patrimoine 2022 : Que faire autour de Lyon?

Des trésors insoupçonnés, des bâtisses majestueuses qui recèlent bien des merveilles. A la veille des Journées européennes du patrimoine, 20 Minutes vous embarque à découverte de plus beaux châteaux situés à proximité de Lyon. Voici cinq idées de lieux incontournables à visiter ce week-end.

Le château de Montmelas

Direction Saint-Sorlin, à moins de 40 minutes de Lyon. Niché au cœur des vignobles et des collines du Beaujolais, le majestueux Château de Montmelas surplombe la région, offrant une vue unique sur toute la vallée du Rhône. Propriété de la puissante seigneurie de Beaujeu, le fort, qui date du Xe siècle, a été érigé sur un éperon rocheux. Ce qui permettait de surveiller l’ennemi à bonne distance. Ayant abrité une garnison jusqu’en 1566, l’édifice a ensuite été progressivement rénové et « profondément remanié ». En 1828, il est devenu une propriété dans laquelle résident toujours les descendants du comte Henri Darcourt. Le château, désormais réservé aux séjours touristiques, aux séminaires ou autres événements privés, ouvre ses portes au public ce week-end. L’occasion de déambuler dans les différentes cours, de grimper dans les tours et donjons. Pour finir, ne manquez surtout pas la balade dans les beaux jardins à la française.

Le château de Jarnioux

Dire que le Beaujolais regorge de trésors est un euphémisme. Le château de Jarnioux, fondé à la fin du XIIIe siècle, en est le parfait exemple. Cet ancien château-fort, construit en pierres dorées et doté de sept tours, vaut franchement le détour. Ses façades et ses toitures sont inscrites aux Monuments historiques. Au fil des siècles, les différentes familles qui y ont vécu, se sont efforcées de maintenir la bâtisse en état, sans lui enlever le moindre cachet. Son style architectural reste unique. Si l’antique pont-levis, les machicoulis et son imposant donjon cylindrique lui confèrent un aspect moyenâgeux, le reste du bâtiment relève plus de la période Renaissance. Ce week-end vous aurez l’occasion de visiter le parterre, les cours, la chapelle mais aussi la prison seigneuriale et plusieurs pièces du château.

Le château de Jarnioux
Le château de Jarnioux – DR

Le château des Ardillats

Situé dans les environs de Beaujeu, le château des Ardillats est un site patrimonial remarquable, un bijou du Haut-Beaujolais finalement peu connu. Sachez qu’il ne se visite pas, sauf lors des Journées du patrimoine ou lors d’expositions temporaires. Alors foncez et venez admirer l’élégant bâtiment de trois étages flanqué aux extrémités de deux tours rondes, tout aussi gracieuses. L’édifice a été entièrement reconstruit entre 1911 et 1917 par un industriel lyonnais Joannes Bocuze.

Le château de Saconay

Rendez-vous à Pomeys pour découvrir toutes les beautés du château de Saconay. Ses propriétaires se chargeront de vous montrer les plus belles pièces du bâtiment : la galerie tout juste restaurée, les chambres aux magnifiques teintures et boiserie d’époque, la bibliothèque ou encore les salles de réception. Construit durant l’ère médiévale, le château a été modifié au XVIe siècle, puis embelli au XVIIIe siècle, mais aussi… parfois abandonné. Un joyau à ne pas manquer.

Le château de Saconay à Pomeys
Le château de Saconay à Pomeys – DR

Le château de la Roche

Cette fois, on vous conseillera de franchir les frontières du Rhône pour poursuivre la visite. Situé dans la Loire, à une heure de Lyon, le château de la Roche reste un incontournable, de par son emplacement exceptionnel. Niché dans un décor de carte postale, l’édifice au milieu du fleuve, au cœur des méandres de la Loire. Ce qui n’était pourtant pas le cas en 1260, au début de sa construction. Mais la réalisation du barrage de Villerest, achevée en 1982, a changé la donne. Si bien que depuis 40 ans, le château se retrouve les pieds dans l’eau.

Le château de la Roche à découvrir lors des journées européennes du patrimoine
Le château de la Roche à découvrir lors des journées européennes du patrimoine – DR

Le petit bonus : les visites théâtrales proposées aux touristes. Vêtus de costumes d’époque, les guides se glissent dans la peau du couple Roustan, propriétaires des lieux entre 1900 et 1930.