Journée mondiale du vélo : A Montpellier, la naissance d’un réseau vélo express long de 230 km

Un réseau long de 230 kilomètres et environ 100 millions d’euros injectés d’ici 2026 pour le développement du vélo. Le plan présenté par la métropole de Montpellier pour le développement de la petite reine est sans doute le plus ambitieux jamais porté. Dans une ville jusqu’à présent jugée par les usagers comme l’une des pires en France – notamment au baromètre des villes cyclables – l’effort est louable.

« Ce réseau express vélo que nous avons baptisé vélolignes s’intègre totalement dans le réseau structurant de transport que nous avons mis en place », explique la vice-présidente aux mobilités Julie Frêche (PS), qui rappelle « le milliard investi au cours du mandat aux projets de mobilités ».

75 % de ce réseau devrait être achevé à l’horizon 2026

Les vélolignes, ce sont des pistes cyclables sécurisées, séparées du trafic automobile, mais aussi des piétons. En limitant les carrefours, en sécurisant les interceptions, avec une signalisation spécifique et des revêtements de qualité. Elles comporteront quatre boucles et onze radiales, des pistes reliant – pour la plupart d’entre elles – les communes de la préfecture de l’Hérault. 22 communes seront reliées par ces vélolignes.

La plan des futures vélolignes de la métropole de Montpellier.
La plan des futures vélolignes de la métropole de Montpellier. – Montpellier 3M

75 % de ce réseau doit être achevé à l’horizon 2025. « Il y a des points durs, des endroits où les contraintes foncières, hydrauliques, environnementales, vont empêcher dans un premier temps la continuité complète. Ça prendra un peu plus de temps pour ces portions, au-delà de 2026 », précise le maire de Montpellier, Michaël Delafosse (PS). « Ça répond à une forte attente des usagers, évoque Nicolas Le Moigne, le président de Vélocité Montpellier. On salue ce réseau sur les grands principes. »

« On reste vigilants »

Les associations de vélo, fortement mobilisées depuis plusieurs années dans la métropole attendent désormais le début des travaux. « Ce qui va nous intéresser, c’est le phasage, reprend Nicolas Le Moigne. On reste vigilants quant à la temporalité de la mise en œuvre. »

Avec la gratuité des transports en commun, la création de la cinquième ligne de tramway, la mise en service des cinq lignes de bustram, et la fin du transport de transit en centre-ville, les mobilités douces sont la priorité du mandat de Michaël Delafosse et son équipe.