Joël Guerriau condamné à 4 ans de prison pour avoir drogué Sandrine Josso
Joël Guerriau a été reconnu coupable d’avoir lourdement drogué la députée Sandrine Josso en 2023 et a écopé d’une peine de 4 ans de prison, dont 18 mois ferme, ce mardi 27 janvier. La députée Sandrine Josso a maintenu que son collègue l’avait droguée à son insu dans le but de la violer, ce que Joël Guerriau conteste.
C’est un nouveau procès symbolique des affaires de soumission chimique qui vient de se terminer. Joël Guerriau, ancien sénateur de Loire-Atlantique, a été reconnu coupable ce mardi 27 janvier d’avoir lourdement drogué la députée Sandrine Josso en 2023. À 68 ans, il a été condamné à une peine de 4 ans de prison, dont 18 mois ferme, sans possibilité d’exécution provisoire. Son avocat a annoncé qu’il ferait appel de cette décision.
La députée a affirmé que son collègue l’avait droguée à son insu dans l’intention de la violer, ce que Joël Guerriau conteste. Mardi, le parquet du tribunal correctionnel de Paris avait requis quatre ans de prison, dont trois ferme avec un mandat de dépôt à effet différé, ainsi que cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire.
La députée de Loire-Atlantique a expliqué avoir été droguée lors de sa visite au domicile de son collègue du groupe Horizons. Celui-ci l’avait accueillie « dans une tenue inhabituelle » et lui avait servi rapidement une coupe de champagne. À peine avait-elle ingéré le verre qu’elle avait ressenti « les jambes qui tremblent, le cœur qui s’accélère, des nausées », comme elle l’a détaillé lundi, très émue à la barre. Elle a réussi à fuir sans rien dire, croyant que son collègue voulait la violer.
Devant les juges, l’ancien sénateur a reconnu avoir mis de la MDMA dans un verre, tout en niant toute intention à l’égard de Sandrine Josso. Selon lui, il était censé consommer ce verre seul la veille, mais ne l’a finalement pas fait et l’a servi par « inadvertance » à son amie. Sa version est difficile à croire au regard de l’historique des recherches Internet qu’il a effectuées. Le procureur Benjamin Coulon a ainsi cité des termes tels que « Drogue et viol, ecstasy, point de vente GHB, fiche Wikipédia MDMA, un article pourquoi le GHB n’est pas la seule drogue du violeur, acheter de la MDMA en ligne ».
L’ancien sénateur s’est enraciné dans une défense fragile, affirmant que ses recherches sur des termes comme « GHB effet lendemain » avaient pour but de soutenir son travail de parlementaire, explication jugée peu crédible par les magistrats. « La seule déclaration que je voudrais faire, c’est que je suis désolé pour Sandrine, je n’ai jamais voulu lui faire du mal, c’est très difficile à accepter, j’espère qu’elle me pardonnera », a-t-il déclaré lundi.

